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Etudier la géographie en Suède

 KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris
Ce petit livre bleu synthétise quelques expériences Erasmus afin de guider les nouveaux étudiants dans cette aventure. Dans le cadre de l’épistémologie, cet ouvrage nous offre un panorama de la géographie en Europe. Chaque pays présente une communauté, ses grands noms, une discipline plus ou moins académique, des spécificités. Après un échange de 10 mois à l’université de Stockholm, je tente l’exercice pour la géographie en Suède.
3 Etudier la géographie en Suède

     En Suède, on suit une Licence de géographie humaine ou bien une des Licences de géographie physique. Chaque enseignement vaut 7,5 ECTS soit 5 semaines, ce qui facilite les comptes Erasmus ! En Master, un enseignement est égal à 15 ECTS soit 10 semaines. On enchaîne un cours après un autre sans chevauchement. Le calendrier universitaire est de 40 semaines soit 10 semaines de plus qu’en France. C’est un long travail d’endurance ! 

     En règle générale, un enseignement comporte des lectures, des seminars et éventuellement des laboratories (pour la méthodologie). Attention, les premiers temps peuvent être déconcertants, l’enseignant est un animateur plus qu’un professeur : il répartit le temps de parole, recentre les débats durant les seminars ; présente la littérature durant les lectures, répond à d’éventuelles questions. Mais l’enseignant ne donne pas son avis, ne prend pas position dans un débat. Le retour en France peut s’avérer difficile aussi !

    Excepté durant les enseignements de méthodologie, chaque semaine comprend, en moyenne, quatre heures de présence réelle à l’université. L’essentiel du temps est composé de lectures obligatoires qui font l’objet d’examens, les home assignments. La participation au séminaire est également jugée ce qui exige une préparation. Souvent, un « dossier » valide une matière. Plus spécifiquement à la géographie, les sorties terrains sont nombreuses mais ce sont les étudiants qui les préparent. Les professeurs ajoutent des éléments ponctuels.

     Les devoirs sur table sont rares car ils mobilisent du personnel (un surveillant pour 10 étudiants), des locaux. Le home assignment est un devoir de 24, 48 ou 72 heures. L’énoncé du devoir est déposé sur la plateforme pédagogique à 9h et les réponses doivent être postées dans les heures qui suivent.

     En général, le travail écrit est essentiel dans le cursus du géographe. L’obtention de la Licence est sanctionnée par un travail de recherche de 30-50 pages, le Master par un mémoire, etc. On exige des étudiants une rigueur et une précision bien plus élevée qu’en France. Le système de référence est très développé, il est impératif de justifier ses écrits, de se placer par rapport aux auteurs internationaux, aux courants de pensée.

     L’ensemble de ces éléments est inscrit sur le livret du cours distribué lors de la première séance : objectifs, langue d’enseignement, calendrier, devoirs, bibliographie. Beaucoup d’enseignements se font en langue anglaise mais pas l’intégralité. Souvent, les Masters sont en anglais. Pour un échange Erasmus, les deux calendriers correspondent bien puisque les Suédois commencent plus tôt, mi-août, et finissent fin mai (pas d’interruptions de cours au second semestre). Toutes les universités suédoises ne proposent pas la géographie, en particulier la plus ancienne Uppsala. Göteborg possède un département pointu en géographie économique. La géographie du tourisme est une spécialité de Umeå, avec une participation des géographes allemands.

Bibliographie sélective :
KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris

Contours de la géographie en Suède

 KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris
Ce petit livre bleu synthétise quelques expériences Erasmus afin de guider les nouveaux étudiants dans cette aventure. Dans le cadre de l’épistémologie, cet ouvrage nous offre un panorama de la géographie en Europe. Chaque pays présente une communauté, ses grands noms, une discipline plus ou moins académique, des spécificités. Après un échange de 10 mois à l’université de Stockholm, je tente l’exercice pour la géographie en Suède.
2 Contours de la géographie en Suède

     En Suède, comme dans l’ensemble des pays nordiques, la géographie appartient aux sciences de la terre. Les géographes suédois ont su profiter de l’émergence des sciences de l’environnement afin de consolider leur rôle dans la société. Au sein du Geovetenskapens hus, un département de géographie humaine Kulturgeografiska est délimité. Le terme de géographie est souvent restreint à l’usage de ce département. Malgré son institutionnalisation, la géographie n’est qu’une option du cursus secondaire. Par conséquent la géographie humaine, méconnue des étudiants, forme de petits effectifs mais un meilleur encadrement.

     Tout comme les géographes français, les Suédois s’attachent à conserver un large champ disciplinaire. La spécificité suédoise est la Time Geography initiée par Hägerstrand. Pour quelques applications françaises, on pourra consulter les travaux de Sonia Chardonnel à Grenoble. Cependant, cette démarche plutôt quantitative demeure ponctuellement utilisée au sein des recherches universitaires. La géographie du genre, d’origine anglo-saxonne, est incontournable dans les recherches suédoises. Ces deux approches géographiques s’illustrent au sein des projets d’aménagement du territoire, toujours lié à la géographie.

    A l’université de Stockholm, l’historical geography, également en provenance du monde anglo-saxon, bénéficie d’une équipe de recherche propre. Elle s’attache à une géographie de l’histoire, à l’épistémologie au travers d’outils mobilisés par les historiens (la carte, le cadastre, le carnet de voyage), au paysage comme une superposition de périodes historiques. 

     L’absence de la géopolitique interroge encore les Français. Certes Kjellen était suédois mais c’est au contact de la géographie allemande qu’il établit le terme de geopolitik. Les geopolitics anglo-saxonnes, qui ne sont pas proprement géographiques, n’ont pu intégrer le cursus suédois. La géographie suédoise est-t-elle hermétique à l’étude du politique ? Pas tout à fait, la political ecology, toujours en provenance du monde anglo-saxon, est mobilisée dans des études rurales des Suds.


     L’outil du géographe suédois est le SIG qui suppose une maîtrise des outils de cartographie ainsi que des statistiques. On insiste aussi sur la « mise en page » du SIG afin de communiquer vers un public non-connaisseur. Les étudiants de licence reçoivent en moyenne 60 ECTS d’enseignements méthodologiques ce qui leur assure des débouchés sur le marché du travail. La France étant une exception, il n’existe pas de cursus « professionnalisant » en Suède. 

    La géographie communique avec d’autres sciences : les sciences de la vie, la chimie, la physique, l’informatique. A Stockholm, il existe des passerelles entre les bâtiments. La géographie humaine communique plus facilement avec la démographie, parfois avec l’économie. 

     Les géographes suédois s’imprègnent des courants qui traversent la communauté anglo-saxonne. La revue Human Geography est publiée en langue anglaise. Les équipes universitaires scandinaves et nordiques sont aujourd'hui supplantées par de plus larges programmes européens. Ainsi Brita Hermelin et Lukas Smas participent National, European and Global Networks.


Bibliographie sélective :
KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris


NB : Pas de - 1 Brève histoire de la géographie en Suède -, je n'ai pas les connaissances pour l'écrire.

le 28 septembre 2008,
excursion touristique dans l'archipel de Stockholm 

« On sait bien ce que c’est Erasmus : la vingtaine, sous un prétexte d’études, des jeunes partis vivre ! Sortir, boire, s’aimer… loin de papa maman… Le voyage, l’aventure ? Pff en Europe ! » Route de Rennes, Nantes, assise au volant de la 207, demain, je passerai mon permis de conduire dont mon interlocuteur, moniteur d’auto-école a su avancer la date. Dans quinze jours, je débuterai mon séjour Erasmus, direction Stockholm, la Suède. 

Stockholm, le 6 avril 2009,

Et pourtant, j’ai voyagé… 10 mois plus tard, quelques 150 lettres dont tu es la principale destinataire, ma grand-mère également.

C’est il y a fort longtemps que le voyage a débuté. C’est au cœur de l’enfance, au pays du Père Noël, des rennes, une lumière basse mais puissante se reflétant sur de la neige. L’aventure se trouvait « A la croisée des Mondes » dans les livres de Philip Pullman. Et puis la réalité, la réalité est universitaire, novembre 2007, un blocus d’étudiants qui me laisse face à une bibliothèque, des livres. Mais aussi une ambiance, des professeurs fatigués refusant de nous « sortir », nous, géographes de seconde année de licence, n’ayant appris qu’assis sur une chaise. C’est dans ce contexte que la décision s’est précipitée : je réaliserai ma troisième année de licence de géographie à l’université de Stockholm à l’aide du programme Erasmus.

En tant que géographe, j’ai entamé le voyage par la Géographie Universelle. J’ai poursuivie par une base de données, celle de la bibliothèque universitaire de Nantes puis par celle de la médiathèque. Les informations étaient plutôt maigres, anciennes. J’ai donc voyagé au travers du regard de Selma Lagerlöf dans un vol d’oies sauvages.

le 18 octobre 2008,
les couleurs de l'automne au château d'Ulriksdal
situé à 100 mètres de la résidence étudiante Kungshamra
L’aventure Erasmus ! C’est certes dotée d’un téléphone portable, d’un ordinateur portable, que je suis partie, mais aussi seule, naïve, la tête emplie de rêves, d’attentes que j’ai pris un train puis un avion pour arriver à Stockholm Arlanda, aéroport international aux environs de 22 heures. 22 heures, seule, 20 kg de bagages, mon année… s’apercevant soudain que les jeunes gens rencontrés en trois clics sur Facebook ne sont pas là, que ce sont eux qui avaient réservé la première nuit… « Papa, maman ! ». Ca sonne. « J’ai un problème. Où est-ce que je dors cette nuit ? » Deux heures plus tard, grâce à Internet, le téléphone mais également à trois rencontres déjà inoubliables, je peux dormir apaisée, toujours souriante, sur mon rêve suédois. 

le 28 novembre 2008, Kista Science Building
C’est tout naturellement par la Suède rêvée que j’ai débuté les escapades. Et puis la touriste est devenue exploratrice, après tout, la géographie débute souvent de la sorte ! C’est ainsi, armée d’un manteau, de gants, d’une écharpe et d’un bonnet que j’ai quitté le cadre naturel du parc national dans lequel se situe l’université pour la « Silicon Valley » suédoise. L’attraction principale de ce quartier périphérique réside dans sa tour « Kista Science Building » de 160 mètres, détrônée depuis sa construction par la Turning Torso de Malmö. Aux environs de 15 heures, les vendredi après-midi, tu peux demander à visiter ce haut lieu des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Je l’accorde volontiers, le Vasamuseet remporte plus de succès. C’est donc une charmante dame, ni blonde aux yeux bleus, ni très grande, qui m’a entretenue sur le pôle high-tech de la Suède. A l’aide de l’ascenseur suédois le plus rapide (6 m.s-1), j’ai atteint la terrasse, étage n°32, à 130 mètres de hauteur. La visite se poursuit, il fait un peu froid mais la discussion est plaisante. Comment aide-t-on le salarié ? En branchant sa voiture à une borne électrique environ un quart d’heure avant son départ afin d’éviter qu’il n’est à gratter les vitres de son véhicule. Ou peut-être dans un domaine plus classique, comment réussit-on à éviter la désertion du quartier en dehors des stricts horaires de bureau ? Mon interlocutrice répondait volontiers. Et c’est en ce jour que je réalisai qu’être Française était propice à quelques rencontres spécifiquement instructives sur cette société nouvellement abordée.

Certes les Suédois ne possèdent pas de carapace pour faire face au climat. Ce n’est point ce même climat qui en fit de valeureux Vikings mais un peu rudes personnages. Cependant il n’en demeure pas moins que le Suédois est difficile à approcher. Les Suédois s’appliquent à construire et entretenir une distance dans leurs relations. La règle est la même pour tous : à l’intention des « Suédois » mais aussi des étrangers dans un pays où 12% des Suédois en 2007 sont nés hors du territoire national. Il s’agit d’éviter l’intrusion dans la vie d’autrui afin d’être respecté en retour.

S’intégrer à la société suédoise est donc une question de temps. L’expérience Erasmus semblait subitement bien étroite ! Il me fallait un nouveau plan : faire de mon défaut = être Française, un véritable atout. Telle fut ma stratégie. Entre autres éléments, je me suis investie dans un échange Tandem. Ma partenaire, Darja, apprends la langue française depuis plus de cinq ans. De la France, elle a pu découvrir Paris… enfin quelques monuments, les Parisiennes et la mode, leurs blogs. Je ne correspondais peu à l’idée ! Darja n’est pas blonde, n’a pas les yeux bleus… elle est née en Lituanie et suivant sa maman, elle arrive à l’âge de treize ans en Suède. Mon idée différait notablement. C’est ainsi que les choses débutèrent.

Darja est une brillante partenaire Tandem. J’entends par là qu’elle possède une méthode infaillible ! Le point de ralliement est devant  Åhlens à T-centralen, aux environs de 15 heures le vendredi après-midi ou dans le cours du week-end. De là, nous partons à l’exploration d’un coin à « fika ». « Fika » est un verbe de la langue suédoise qui n’a pas de traduction. Je pourrais te dire « allons prendre un café », « prenons une pause », « c’est l’heure du goûter » mais tout cela sonne un peu faux. Le « fika » ne possède pas d’horaire. Il se compose d’une boisson chaude, le plus souvent à base de lait : varm choklad, chaï latte, mochachino, etc. et d’une petite douceur. Il y a les classiques : la kanelbulle, la cocosbulle, l’äpletårta, le muffin, le morotskaka mais aussi des pâtisseries qui ponctuent le temps et marquent les saisons : les lussekatter pour la Sainte Lucie, les pepparkakor pour Noël, les semlor pour Mardi-Gras…

le 14 février 2009, fika för alla hjärtens dag
Trosa
C’est ainsi que nous nous sommes présentées autour d’un « fika » dans un établissement franchisé proche de Sergels Torg. Puis, nous avons joué dans le dernier café branché où se retrouve de nombreux Suédois. Nous avons débattu politique et comparé nos pays respectifs en profitant de la superbe vue d’un autre petit coin. Nous avons osé pénétrer dans un des grands lieux gastronomiques affichant un impressionnant palmarès de récompenses pour sa qualité. Nous avons tenté le café touristique sur Gamla Stan, littéralement, la vieille ville. Dernièrement, à la sortie d’une séance de cinéma « Mellan Väggerna » (Entre les murs), nous avons profité d’un lieu excentré mais présentant une clientèle plus familiale. Certains endroits sont adaptés à l’hiver et son manque de lumière. On s’y sent bien, protégé du froid l’espace d’une à deux heures. Tandis que d’autres invitent à profiter du printemps, auprès du château d’Ulriksdal par exemple. Pas un de ces lieux ne fut visité plus de deux fois. C’est au côté d’une jeune urbaine que j’ai découvert Stockholm et, comme influencée par l’ambiance de chacun de ces moments privilégiés, je me suis sentie une jeune étudiante, une Suédoise revivant au moment où les bancs publics font de nouveau leur apparition, une Européenne parcourant les capitales, une citoyenne à l’attention affutée par le dernier projet de la ville…

Alors pourquoi t’avoir écrit ? A toi, ma grand-mère, Lys, Lo … J’aimerais sans doute me justifier à l’aide d’un remarquable discours pour clore ce beau voyage. Mais serait-ce sincère ? Cela s’est fait par goût. La visite du château de Grignan précédant de peu mon départ fut sûrement source d’inspiration, qui sait ? En réalité, il me semble que je désirais partager afin d’appréhender le voyage dans son intégralité, c'est-à-dire le dépaysement, l’aventure, les rencontres mais également la distance, les nouvelles sensations, la réévaluation du soi, du chez-soi. Il s’agissait tout autant de pouvoir revenir.

Jag älskar dig, sköt om dig!

Welcome to Stockholm's Arlanda-airport

     Nils Holgersson est un jeune garnement de 14 ans transformé en tomte alors qu’il multiplie les bêtises dans la ferme de ses parents. Martin Jars est le grand jars blanc de la ferme et à chaque printemps, les prétentieuses oies sauvages le narguent lors de leur remontée vers la Laponie. Cette année, il est bien décidé à rejoindre le vol d’Akka de Kebnekaïse et ce, même en compagnie de cet affreux chenapan. Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède est un ouvrage écrit par Selma Lagerlöf, répondant à une commande de l’éducation nationale. L’initiative rappelle Le Tour de la France par deux enfants d’Augustine Fouillée.

     Découvrir la Suède à dos d’oie est somme toute agréable ! Les paysages se déroulent sous vos pieds. Les légendes de chaque terroir vous sont contées par les plus vieilles oies, ces baroudeuses. Ces contrées nordiques, froides et stériles, terres d’Ikea et d’HM se dévoilent du Sud vers le Nord. Selma Lagerlöf utilise l’arbre afin de définir des ensembles physiques cohérents : un climat, un sol, un couvert végétal, un régime hydrographique associé à une morphogenèse. Les occupations humaines traduisent les diversités du sol, du relief, l’existence de saisons intermédiaires, etc. comme un semblant d’harmonie si propre à l’idylle suédoise. Seule la ville de Stockholm est décrite.

     Quelque illustration : Il était une fois… un géant qui aimait se rendre à la pêche. Le Blekinge se situe au Sud de la Suède aux bords de la mer Baltique. Afin d’approcher cette mer si riche en saumons, le géant empruntai un escalier de trois marches < des failles pardi > aux paysages distincts. La première marche est constamment balayée par les vents du Sud. Le sol composé de moraines en est profondément altéré et la végétation qui souffre également de l’apport de sel est halophile et xérophile. Un cordon côtier résiste néanmoins avec ces arbres et arbustes rabougris – le port en drapeau. La seconde marche est celle de la transition, c’est donc la plus riche mais aussi la plus fragile (un peu comme un estuaire entre fleuve et mer). Les glaciers se sont attardés sur la troisième et dernière marche. Ils y ont déposé leurs moraines constituant un sol épais, moutonné, percé de quelques lacs. La forêt y a prit ses aises. A la fin de sa vie, le géant se déplaçait fort mal. De rage, il lança un jour d’énormes blocs de pierre qui composent aujourd'hui ces îlots de la côte du Blekinge. C’est pourquoi, les saumons si effrayés remontèrent les cours d’eau – les fjords. 

     L’écriture est fluide, le ton pertinent, le voyage est passionnant. Et c’est ainsi que je rejoins ma terre d’accueil, la Suède et le département de géographie humaine de l'université de Stockholm.

Bibliographie sélective :
BRUNET Roger dir., (1995), Géographie universelle : Europe médiane - Europe du Nord, Reclus-Belin : Montpellier
LAGERLÖF Selma, (1906), Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, traduction française chez Actes Sud
COSMOPOLIS, (du 4 au 17 février 2008), La Quinzaine nordique, Cosmopolis : Nantes