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Les Etats-Unis sont plus grands à l'Est qu'à l'Ouest

Le 4 juillet 2013, 19 heures, accompagnée d'un Zoom H4
Les États-Unis, c'est grand ! L'Etat Nord-américain s'étend en effet, sur 57 degrés de longitude. Il n'a pas été facile de s'accorder sur un temps standard.

Au XIXe siècle, il existe plus d'une 100aine d'horaires sur le territoire... Seulement les trains doivent arriver à l'heure ! Les gens délaissent alors l'église et la mairie et se conforment à la gare. Mais il existe plusieurs compagnies de chemin de fer aux États-Unis... Sinon, ce ne serait pas drôle !

Imaginez la gare de Buffalo : trois horloges. Le temps local, le temps de New York et le temps de Chicago.

Pour préciser un peu les choses... Chaque compagnie de chemin de fer a uniformisé, sur son réseau, l'horaire de ces trains... quelque soit l'étendue du réseau. Et cette heure correspond à l'heure du bureau central.

Dans ces conditions, difficile d'attraper sa correspondance... Et puis il devient aussi de plus en plus hasardeux d'aiguiller tous ces trains et d'éviter les collisions.

Il est temps de se mettre d'accord... Alors deux mouvements :

D'abord, un monsieur tout seul, Charles F Dowd. C'est un enseignant de New York. Il propose de découper le continent Nord-américain, comprenez les États-Unis et le Canada, en quatre bandes de 15 degrés de large.

De l'autre côté, nos compagnies ferroviaires toujours... Elles organisent des réunions communes afin de proposer une convention sur les horaires. C'est l'ancêtre de l'American railway association.
En 1883, ces patrons n'y tiennent plus et reprennent le plan de Dowd. Le jour même, les principales villes du pays adoptent ce nouveau système.

Il faudra attendre trente-cinq années, pour que le gouvernement fédéral officialise tout ça... Cette loi est une demande des compagnies ferroviaires car elles ne réussissent pas à se mettre d'accord sur les limites des quatre fuseaux.

Au début, il arrivait que le fuseau divise une grande ville en deux. Premier point...

Second point, les embranchements entre réseaux ferroviaires. Si ces fuseaux horaires pouvaient servir nos compagnies, ce serait mieux...

Il y a aussi l'heure d'été et l'heure d'hiver... C'est un joyeux bordel jusqu'en 1966.
L'heure d'été est utilisée durant les guerres mondiales pour économiser du charbon. Mais entre ces deux moments, chacun est libre de faire ce qu'il veut... chaque municipalité, comté et parfois, État. Si l'utilisation d'une heure d'été est décidée sur le territoire, reste encore à se mettre d'accord à quel moment doit-on avancer ou reculer nos montres...

Aujourd'hui encore, nous en avons un petit souvenir laissé par là, dans le coin, à gauche... L’État de l'Arizona n'a pas d'heure d'été... Sauf sa réserve de Navajo.


Le plan initial a bien changé. Il est assez remarquable que les fuseaux du centre et de l'est prennent beaucoup de place par rapport à l'heure pacifique et l'heure de la montagne. L'Est, c'est agrandit... C'est à l'époque le cœur économique du pays... Les compagnies ferroviaires tirent toujours plus loin à l'Ouest. Si elles avaient pu, elles auraient imposé l'heure New Yorkaise à Chicago.

Aujourd’hui, un agriculteur ardéchois empoche un million d’euros* chaque année, au nom des sources de la Loire

© vincentfavre
The winter ends... by © vincentfavre
Situation qui perdure depuis 2003. 

* Un million n’est qu’une estimation, probablement un peu élevée d’ailleurs puisque la fréquentation du site est estimée à 500 000 visiteurs par an, l’accès au site est de 2 euros par personne. Mais qui accepte de payer un droit d’entrée sur les sentiers du mont Gerbier de Jonc ?

En vérité, toute cette histoire est une histoire d’hommes. Les Egyptiens furent forts désappointés apprenant que leur Nil ne prenait pas sa source sur leur vaste territoire. Les Ethiopiens ont par la suite jalousé un Nil blanc, rabaissant leur Nil bleu au rôle de source secondaire. Et ce Nil blanc est-il issu du lac Victoria, vaste pièce d’eau aux rives divisées par trois Etats ? Rien n’est moins sûr et le Rwanda s’enorgueillit de posséder LA source du grand fleuve africain. 

La Loire, c’est pareil. A plus grande échelle. Ici les familles Ceyte et Champel parmi d’autres, mènent leur combat pour authentifier, attester, légaliser, certifier un filet d’eau. Les communes de Sainte-Eulalie et de Saint-Martial s’en frottent les mains. Qui récupéra les sources de la Loire ? 

Dans l’agitation qui règne depuis la fin du XIXe siècle en ces contrées ardéchoises, Monsieur René Ceyte a décidé, par un beau jour de printemps 2003, d’installer clôtures électriques et tourniquet autour des sentiers du mont Gerbier de Jonc. Tourniquet qu’il a largement déplacé, histoire d’agacer un peu plus Monsieur Champel lui-même propriétaire d’un restaurant qui avait donc, auparavant, pignon sur le sentier. Monsieur Ceyte a, pour compléter son plan, installé une caravane et réclame pour la montée du mont, une participation de deux euros. 

Monsieur René Ceyte est agriculteur, que dis-je, un homme d’affaires… Le Monsieur est certes propriétaire de la majorité des terrains agricoles que constituent le mont (le second propriétaire étant la mairie de Saint-Martial) mais aussi d’un restaurant, d’un gîte d’étape, etc.. 

Le mont Gerbier de Jonc est donc privé, il est vrai. Est-il protégé ? Si on veut… affaire de jugement. Le site ainsi que les sources de la Loire sont répertoriés ZNIEFF, niveau 1. En français dans le texte : Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Bien entendu, le niveau 1 est le plus faible. Ce zonage n’a aucune valeur juridique, ce n’est pas moi qui le dit mais le gouvernement lui-même : ici. Le propriétaire d’un terrain en ZNIEFF n’a aucune obligation d’ouvrir au public cette zone d’intérêt. Monsieur Ceyte pourrait refuser l’accès au mont Gerbier de Jonc. Par chance, Monsieur Ceyte aime rentabiliser les choses. Il pourrait donc installer une (des) antenne(s), une éolienne ou que sais-je, quelque chose lui rapportant de l’argent, au sommet du mont ? Oui, il le peut. Par bonheur, le sommet du pain de sucre est peu abordable aux véhicules. A quoi sert cette fichue zone d’intérêt ? En théorie, à réaliser un inventaire des espèces remarquables. Elle n’a donc qu’une valeur scientifique. Et au vu de son dernier catalogue, ici, peu de scientifiques sont venus se perdre sur le plateau ardéchois, ou, les propriétaires concernés ont refusé l’accès à la zone protégée. Monsieur Ceyte reçoit-il de l’argent, rapport à cette zone remarquable ? Non, aucunement. 

Evidemment, la situation ne plaît pas trop à nombre d’acteurs locaux, autres que Monsieur Champel. Et puis à nombre de visiteurs par la même occasion. C’est d’ailleurs un des rares sommets français, si ce n’est le seul, payant. Les sites « naturels » remarquables ne font d’ailleurs pas l’objet d’un droit d’entrée en France. C’est le parking qui est payant ! 

Il y a déjà eu des poursuites judiciaires. Les juges ont estimé que le péage ne renfermant pas l’ensemble des sources de la Loire, il pouvait se maintenir. Il y a d’autres projets. Le plus médiatisé reste celui du Conseil général mais il est encore loin de sa phase de réalisation ! Si la situation perdure, c’est principalement le fait d’un accord entre deux hommes Monsieur René Ceyte et Monsieur Alain Chauvy, le maire de Saint-Martial, autre propriétaire des terrains agricoles sur le mont. S’il est besoin de préciser, l’accord est opaque et nul ne sait où passe près d’un million d’euros chaque année.

En fait, Pau c’est au Sud

Le 8 juin 2012, 12h30 et le soleil cogne, accompagnée d'un Nagra en fiole
Oui, parce que dans les livres de géographie, Pau se situe dans la montagne. Mais lorsque le géographe sort de son cabinet, le terrain réserve parfois ses surprises.

Il n’était donc point prévu les trente degrés Celsius trois jours durant dans une ville pleine d’odeurs et… sale ; avec des gens qui parlent fort, tard le soir. Oui, il est possible de croiser du monde passé 22 heures dans les rues de la ville... Ah et les chèques ne sont pas acceptés. Vice typique du Sud !

© Le musée Bernadotte
© Le musée Bernadotte
Et ils ont eu la chouette idée de faire un palais sur la place centrale : le palais des Pyrénées. Un truc horrible : 10 000 m² de centre commercial, 2 500 de bureaux, un parking pour tout ce beau monde évidemment… En plus un truc mal conçu où tu n’as pas the avantage du centre commercial : être à l’abri (je n’ai pas un tropisme nordique pour rien !). Bah oui, être à l’abri du soleil et des averses. Sur ce point, les livres ne nous avaient point menti, Pau est une cuvette. Et même pas de Mac Do' !

Bref un truc horrible œuvre de feu Monsieur André Labarrère. Oh moins Georges Frêche a eu l’intelligence de construire son horrible Odysseum à quatre kilomètres du centre de Montpellier. Bref un urbanisme du Sud pour une ville du Sud.

Il fait bon sous les marronniers

Image trouvée sans copyright
swan
Le 25 mai 2012, 16h30, accompagnée d'un Nagra Ares-C
Ce matin, j’avais la bonne idée. Les maîtres nageurs de la ville de Paris sont en grève. Quelle mouche les a piqué alors que les premiers beaux jours apparaissent ? Sauf qu’ils ne sont pas si fous et qu’ils bloquent les piscines entre sept heures et huit heures et demies. Mon reportage ne tenait plus. 

Sauf que c’était une bonne idée. Que le rédacteur en chef de la journée l’avait repéré. Et qu’il comptait bien sur un sujet beau temps. Avoir deux idées brillantes sur un sujet beau temps relève du miracle. Il n’y a pas eu de miracle. 

Je partis donc en direction du parc Citroën, histoire de remplir mes poumons de ces cochonneries de pollen. Mais l’allée des Cygnes m’a retenue.

Un bout d’île artificiel sur la Seine. Un morceau de terre pas seulement emprunté par les touristes. D’ailleurs bien peu viennent à la statue de la liberté. On y trouve de l’herbe qui dépasse. Et les amoureux aiment s’y rouler. 

Alors j’ai interrogé les gens de passage qui cherchaient l’ombre, les habitants du quartier qui protègent jalousement leur petit coin. Je leur ai demandé de décrire l’île, ces soixante espèces d’arbres. Je leur ai fait parler des cygnes et du fleuve. Je leur ai volé quelques souvenirs de jeunesse. Je leur ai fait réciter leur leçon sur Bartholdi. Je les ai provoqués et dû les adoucir. Sur un bout d’île. 47 secondes.

NB : Le marronnier signifie la richesse, le luxe. Les journalistes le détestent ou l'aiment trop, au choix. Tout ça à cause d'un foutu marronnier ayant décidé de fleurir tous les ans avec une régularité déconcertante le 20 mars, c'est-à-dire en avance, Cours-la-Reine à Paris, sur une tombe. Mais on aurait pu choisir la valériane, qui signifie la facilité...

Des crêpes, des galettes et des Bretons

© Ink + Wit
© Ink + Wit
Le 26 février 2012, 17 heures, accompagnée d'un Nagra Ares-C
A Quimper, il y a un chouette jeu à faire. Quelques jours avant ton excursion en ces contrées bretonnes, tu interroges tes amis bretons ou bretonnisants, non ce n’est pas du tout pareil. « C’est où la meilleure crêperie ? » Périple des papilles garanti ! 

Il se trouve que dans une vie précédente, je fus crêpière. Dans les marches de Bretagne. Ce No Man’s Land que tu identifies facilement sur des cartes électorales (plutôt résultats par communes). Une zone sous influence du Poitou et de la Bretagne. Alors en matière de crêpes et de galettes, le terroir est fort perturbé par ces dominations culturelles ainsi que par un impératif économique : attirer le chaland parisien. Nous faisons donc des choses salées, d’autres sucrées, certaines au sarrasin. Nous appelons ces choses des crêpes ou des galettes, c’est selon… le client. Pas de quoi s’offusquer ! 

A Quimper, ils ne font que des crêpes. Avec des choses au sarrasin dedans, hein. On est en Bretagne quand même. Mais a s’appelle des crêpes. Il parait que c’est comme ça dans la Basse Bretagne. 

La Basse Bretagne ? Parce qu’il se trouve que le lieu dont je te parlais au dessus, oui le No Man’s Land, est parfois appelé Basse Bretagne… par les Bretonisants. La règle veut que les hautes et basses quelque chose soient une question d’altitude. Mais tu connais les Bretons : la Basse Bretagne est plus haute que la… Haute. Bien des gens pensent que c’est une question d’orientation Nord/ Sud. Bah oui, une en haut, une en bas. D’où les Bretonnisants de ma zone, parce que nous, on est en bas. Sinon, c’est une question de langue. Non, on ne parlait pas breton dans toute la Bretagne… Oui, le jour où les Bretons, ce seront déjà mis d’accord. Bref, les crêpes de sarrasin étaient fort bonnes !

Désordres au marché de Noël

Christmas market in Cologne | by © *synthetic-creatures
Le 29 décembre 2011, 16h30, accompagnée d'un Nagra en fiole
Bien dans son coin et l’air de rien, le marché de Noël d’Amiens est devenu le deuxième de France. Par sa taille. Derrière… Strasbourg. Pas tout à fait le même charme, j’en conviens. 

Alors pour voir les choses en grand, la municipalité a choisi cette année d’accueillir une grande roue. Une plus grande qu’avant. Elle ouvre le marché de Noël, face à la gare, à l’Est. 

N’empêche que la taille de la grande roue a sacrément modifié les enjeux de placement sur le marché de Noël.
Amiens
Oui, déjà, il s’agit d’un marché en long. Il faut donc réussir à captiver l’attention du chaland depuis la maison de la culture, à l’Ouest, jusqu’à la gare. Alors les malins sont dans la partie occidentale, les rues piétonnes des trois cailloux et Delambre. Les pauvres ne sont pas pauvres. Ce sont les associatifs : ceux qui réclament, ceux qui font des leçons de morale, même pendant les fêtes surtout pendant les fêtes. Cette année, ils sont concentrés sur la place René Goblet. Et ils provoquent une rupture dans le marché de Noël. Parce que oui, on ne peut le nier : certains promeneurs fuient comme la peste ce genre de stand. Voilà un tas de dix. 

Et puis, il y a cette grande roue tout au bout, tenue par des forains. Des vrais, ceux qui font peur et imposent leurs règles. Ils ont d’ailleurs demandé à ce que les stands à leur proximité ne vendent pas de choses comestibles. Ils ont aussi amené deux stands supplémentaires qui défient tous gabarits sur le marché et proposent… des encas. Entre ces deux morceaux de marché, les pauvres et les forains, on a placé les petits novices, ceux qui ne sont pas de la région, ceux qui ne resteront pas après Noël… les mécontents ! Ils ne peuvent proposer tous leurs produits, étant trop proches de cette fichue roue. Et voient bien souvent les gens courir et non déambuler. Retour aux éternelles tensions qui opposent sédentaires et nomades… 

Ah, une autre catégorie se presse autour de la mairie et du beffroi : les frontistes. Parce que le marché de Noël est géré par les commerçants de la ville d’Amiens. Sauf qu’il y a plusieurs associations de commerçants de la ville. Eux dépendent des gens du beffroi et s’en sortent plutôt bien question placement.

Pour une cabine téléphonique,

http://mystree.deviantart.com/art/Green-Phone-Box-31280009
Green Phone Box by © ~Mystree
Le 23 août 2011, 14h30, accompagnée d’un Canon A720 IS
Ochancourt, c’est chouette… 

Trente-cinq minutes que je tourne en rond, sans rond-point aucun. La cabine téléphonique, je l’ai toute suite repérée. Mais la mairie. Où est cette mairie ? 

Parce que le maire d’Ochancourt est en guerre. Contre une cabine téléphonique. 

Ochancourt, 273 âmes et une cabine téléphonique. Une vieille cabine, grise et marron, un carreau cassé, un autre craquelé. Et des ordures. 

« Tout le monde a un téléphone portable ! Elle ne sert à rien cette cabine… Et elle fait tache dans mon paysage. » Le maire a tout essayé depuis un an pour faire enlever cette cabine. Y compris de la secouer gentiment avec un tracteur… 

En vain ! Cette cabine répond au service universel des télécommuications. Chapeauté par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Confié à France Télécom (renouvelé en 2011). 

Service qui dit que France Télécom est chargé de l’installation et de l’entretien de cabines téléphoniques ainsi que de la fourniture d’un service téléphonique à un coût raisonnable. Il faut une cabine pour 1 000 habitants. Pas de chance, c’est tombé sur Ochancourt. Ou plutôt, c’est resté à Ochancourt.

Sous le bras de l'amiral

Le 20 juillet 2011, 9 heures, accompagnée d'un Canon A720 IS
9 heures, à peine arrivée et voilà-t’y pas que je n’ai le temps de poser mes affaires à la rédaction. En mission, le métier dont je rêve… Votre mission si vous l’accepter : réaliser un double des clefs de l’agence pour le nombre de fois où je reste enfermée dehors. Hum, hum, toutes les raisons sont bonnes pour sortir du télétravail qui caractérise mon stage. M Christophe Gimbert avait pourtant prévenu. 

Sauf que le cordonnier devait attendre patiemment ce moment, le moment où un(e) journaliste du Courrier-Picard oserait pointer le bout de son nez dans sa boutique. Je me suis fait enguirlander fort. Au début, je ne comprenais pas vraiment. Et puis, à force de dégainer mon excuse à moi, avec quelques airs de Parigot et des yeux de cocker, « Je suis stagiaire », le M m’a expliqué son souci. Il y a quelques mois, la rédaction sous l’anonymat d’une rubrique intitulée « Sous le bras de l’amiral » a publié un petit mot cinglant sur une affichette disposée dans sa boutique. L’affichette en question explique au client qu’à partir du moment où ils déposent leurs chaussures aux bons soins du cordonnier, ils payent. 

Toi non plus, tu n’es pas choqué outre mesure… C’est-à-dire que la cordonnerie est un bien d’expérience et malheureusement, ou pas d’ailleurs, on doit accorder notre confiance au coiffeur comme au cordonnier. La qualité du bien ou du service ne sera appréciée qu’a posteriori.

Et le M de me rétorquer que « d’abord, celui qui achète votre journal, il ne l’a pas lu, il doit bien acheter d’abord ». Elémentaire mon cher Watson, l’information est un bien d’expérience. 

En définitive, c’est plutôt bien que l’anecdote me soit arrivée. Non que je sois une experte de la diplomatie et des plus plates excuses exigibles dans une telle situation mais j’use et abuse, je le crains, du second degré. J’apprécie particulièrement l’humour anglais, l’autodérision et la mise en scène. Mais dans le journalisme, tout ceci s’emploie avec parcimonie. Dès le début, cette rubrique, « Sous le bras de l’amiral », m’a posé question parce qu’elle est sarcastique, d’une méchanceté pure et je ne suis pas sûre que tout lecteur ne la lise avec humour.