Les articles

300 mots et une sélection de références autour d'un sujet géographique

Les brouillons

Idées griffonnées dans la marge des feuilles de cours

Les notes

Quelques mots des conférences, colloques, films, rencontres, etc.

Les photographies

Dans la besace du géographe, des photographies de quelques terrains parcourus

Les instantanés

Journaliste en vadrouille sur les routes de France et de Navarre

Norra Ängby

© Amarande Lingon
Welcome in the most expensive suburb of Stockholm! You have got the main idea!

We are in the west of Stockholm. New age? Yes, the suburb was built in the 1930s – 1940s during a program called “own-house-movement”. It was a movement of working class people to access at an own house.
Streets follow a draughtboard’s plan. The city was encircled by a green space and also a lake. This countryside has been preserved by the years. Houses have uniform appearances in link with the feeling of equality. This suburb was at equal distance of Stockholm Inner city and places of industrial work.

Nowadays everything changes. As I say to introduce, we are in the most expensive area of Stockholm so not really for working class people. This suburb is inhabited by small young families with one or two children. They do not work in industrial area in peripheries of Stockholm but more in Stockholm or Kista. The community’s life is really regulated and you cannot add a slide for your children without an authorisation. The community’s life is represented by meetings, club and also an Internet platform. We find schools for children and system of kindergartens. Commercial services and more generally services are limited. A subway station is close to the main road. Cars are preferred by inhabitants. We are in a peaceful atmosphere with a great cohesion of the community. But we can also write about problems of criminality in the area.
Inhabitants age; children quit the house; garden becomes difficult to maintain… In Södra Ängby are located new buildings. Close to Norra Ängby old people rent or buy accommodations in these modern places where you must be 65 years old to live here. This new phenomenon translates a great cohesion of community.
© Amarande Lingon
Södra Ängby
Vad sa hon? Elle dit que bienvenue dans la banlieue la plus cher de Stockholm !

Norra ängby est située à l’ouest de Stockholm. On y accède par le métro mais plus sûrement pour la majorité de ces habitants par une route assez importante.

L’idée de départ de ce projet urbain, en 1930, était l’accès à la propriété des ouvriers. La banlieue était composée de maisons toutes similaires, un plan en damier, le tout entouré d’un cercle d’espace vert à la manière des City-garden. Cependant dès le départ, l’emploi ne s’y trouvait pas. La banlieue a été placée à mi-chemin entre le centre de Stockholm et les zones industrielles de l’époque.
Rien à voir avec l’occupation actuelle. Nous sommes dans un quartier quelque peu rattrapé par l’extension de Stockholm. Du fait de la présence d’un lac, d’un château et de ses terres, l’anneau vert a pu être préservé par endroit. Surtout la population est différente. Ici s’implantent des jeunes familles quittant le centre de Stockholm à l’occasion de la première naissance. Elles peuvent bénéficier d’un jardin ce qui est plutôt rare à Stockholm. Pour leurs enfants, elles trouveront à leur disposition des accueils puis des écoles. Les rues sont calmes et les enfants peuvent s’amuser librement à travers celles-ci.
© Amarande Lingon

Ici, vous trouverez une très forte cohésion entre les habitants. Il apparaît difficile de vivre dans l’anonymat. La vie communautaire est assurée par des réunions, des clubs mais aussi des outils modernes comme Internet. Pourtant derrière cette atmosphère très paisible se cache des problèmes de criminalité importants.

Phénomène nouveau, les personnes âgées pour lesquelles les enfants ont quitté le domicile, le jardin devient plus difficile d’entretien comme la maison, désirent rester aux alentours afin de conserver ces liens privilégiés. On voit alors se développer depuis quelques années de nouveaux immeubles d’un étage dans un quartier nommé Södra Ängby séparé du précédent par la route principale et la station de métro. Afin d’occuper un logement, vous devez avoir 65 ans.

Globen

© Amarande Lingon
New place, other age for this famous Swedish building… We are in the South of Stockholm and not in the municipality of Stockholm. Stockholm Globe City is composed by the Globen Arena for the most well-known but also by the Globen Shopping Centre. Of course centre of gravity is the Globen Arena; this building is a globe of 110 metres of diameter with a height of 85 metres (perhaps the largest hemispherical building in the world but I am not sure). Around the Globen Arena, we can find a mall = the Globen Shopping Centre which follows the “international” model same signs (Mac Donald, H&M, banks, Dressman…). You can also drink and eat and of course “fika”! You can see many buildings of offices, some industries and more far a living area. This district can be considered self-sufficient.

Stockholm Globe City is integrated in Stockholm with help of urban networks. Globen is the name of one subway station. It is also close to the motorway and railway system. We can remark the use of English in different lines which airports and T-Centralen to Globen.

In the second half of 1980s, we saw new projects where public companies of building are absent. Private companies searched new strategic places where accessibility of the city by car is possible. The goal of equal conditions of living keeps in the background. We thank in terms of huge, visible, and practical for new planning projects. The Globen built just outside the city is the main project of this age.

Globen area is a showcase of Sweden. Most of famous events are organised here: concerts (Oasis and Chris Brown according to your tastes), sport’s events (ice hockey), conferences, exhibitions… For this reason you find most agreeable things to see (!) and translate issues of segregation in Stockholm.
© Amarande Lingon

Vad sa hon? Elle dit que nouveau lieu, autre époque pour ce célèbre bâtiment suédois… Nous voilà donc au sud de la ville de Stockholm, à l’extérieur. ‘Stockholm Globe City’ est composé du Globe pour le plus connu mais aussi d’un centre commercial du même nom. Dans cet espace, tout est organisé autour de ce curieux bâtiment hémisphérique ‘Globen’. Ceci est donc un stade d’une hauteur de 85 mètres et d’un diamètre de 110 mètres pour un volume total de 600 000 mètres cube.

Autour du Globen se trouve également un centre commercial ‘Globen Shopping Centre’ où l’on retrouve nos enseignes connues à travers le monde. De nombreux restaurants, cafés vous permettent de manger, de « fika », évidemment. Dans un rayon un peu plus lointain, les bureaux se succèdent et se ressemblent. Enfin, à quelques mètres de plus, vous trouverez des habitations. Vous êtes donc dans un lieu à la fois public (hall de sport, salles de concert, centre commercial) et privé (entreprises, bureaux, habitations) ; également très multifonctionnel hormis les industries lourdes et les autorités, les principales fonctions urbaines sont ici représentées.

C’est tout de même un lieu dont on a pris soin d’intégrer aux réseaux du reste de la ville. Globen est une station de métro, une sortie d’autoroute. La gare de train urbain est également toute proche. En effet, les flux de visiteurs arrivent principalement de l’extérieur et ce n’est pas forcément les habitants de la zone qui contribuent à son dynamisme.

Alors le projet Globen s’intègre dans de nouvelles envies de la seconde moitié des années 1980. Les principes d’égalité sont quelques peu oubliés, la construction par le service public mais aussi la planification s’effacent. A la place, des promoteurs immobiliers, des grandes entreprises qui recherchent de la visibilité, une accessibilité qui ne sont plus permises dans Stockholm même. Globen reste le projet le plus parlant de cette époque.

Pour conclure, nous pouvons sans aucun doute parler de « vitrine » de la Suède ce qui sous entend d’une certaine manière des problèmes de ségrégation urbaine au pays de la Social-démocratie.

Tensta

© Amarande Lingon

Tensta is a district where 17,083 inhabitants live located in the northwest of Stockholm municipality. This district was built in 1965 like a part of Million Home Program. The Million Home Program is an initiative of Social Democrats in order to erase the shortage of dwellings once and for all in Sweden. It consisted in the building of one million dwellings in ten years. Nowadays, these buildings represent one of for housings in Sweden. For this reason most of apartments are owned by the municipality of Stockholm.

The subway station is the centre of the residential area. Some shops can be found but correspond to the short-term-demand products. In a second circle around this subway station, we can describe many schools, two high-schools, a library, and a gymnasium. Tensta is especially an area of multi-dwelling buildings. Opportunities of job are rare. We count 197 enterprises in which 153 have got less than 10 people employed like store or little service. People must work outside notably in the North and Northwest of Stockholm.
© Amarande Lingon

During visits of Tensta in different hours we observed people in the streets. People look young, often from a foreign background.

With some literature’s help, I can affirm that 85.4% of inhabitants of Tensta are born in a foreign country or their parents are born in a foreign country. Most of them come from Asia 47.8% and 33% from Africa. For the record 12% of Swedish are born in a foreign country in 2007. There is also an important problem of unemployment in link with the presence of people every time in streets. Only 46.5% from the active population are active. We notice a great inequality between men and women in the labour market, an important subject in Sweden.

Finally Tensta district presents some particular problems in which we can add renovations’ issue that arise after 40 years.

© Amarande Lingon
Vad sa hon? Elle dit que Tensta est un district situé au nord ouest de la municipalité de Stockholm et où vivent 17 083 habitants. Tensta est un quartier construit de toutes pièces en 1965 dans le cadre du Million Home Program. Le Million Home Program est un ensemble de mesures visant à éradiquer les problèmes de logement en Suède. L’idée fût lancée en 1964 par les Sociaux Démocrates. La construction du million de logement s’appuyait sur un secteur public très fort à l’époque, c’est pourquoi la majorité des logements (53,5%) est encore détenue par la municipalité de Stockholm.

Le centre de gravité de ce quartier récent est la station de métro autour de laquelle on peut trouver quelques commerces de proximité. Un peu plus loin mais toujours dispersé autour de notre station de métro, on trouve plusieurs écoles et collèges, une salle de sport, une bibliothèque. Même si les autorités de l’époque se sont souvent référées aux « city-garden » à l’anglaise, on ne trouve que très peu d’entreprises sur place. La majorité d’entre elles comportent moins de 10 employés. Les habitants de Tensta doivent alors se rendre à l’extérieur de Stockholm au nord et nord ouest pour la plupart. L’idée de départ étant la construction d’un petit centre de vie autour de la station de métro, la voiture fût omise des planifications. Il est curieux, lorsque l’on flâne dans les rues autour de Tensta de n’apercevoir aucune voiture. En réalité, les Sociaux Démocrates n’étaient pas de grands admirateurs de celle-ci dans la mesure où celle-ci est signe de liberté, certes, mais aussi d’individualisme. Autre préoccupation : la sécurité des enfants ; afin de la garantir, le quartier est conçu comme un vaste espace aéré, vert et sans voitures où les enfants peuvent vivre sans gênes. La voiture n’est pas totalement absente. Vous la trouverez sur des parkings aux bords de la route principale qu’enjambent de nombreuses passerelles.

Pour conclure la zone résidentielle de Tensta est souvent stigmatisée de « problèmes de chômage », dans un lieu « multiethnique » où l’acteur public se désengage en vendant ses logements aux locataires afin d’échapper aux problèmes de réhabilitation très coûteux, c’est aussi un espace qui n’est plus adapté aux réalités actuelles de travail à l’extérieur de Stockholm et non plus dans le centre et donc nécessitant la voiture.

Le SIG, un outil dont le géographe n'a plus la maîtrise ?

#Photography
     SIG* pour Système d'Information Géographique. Le SIG est un ensemble de matériel, logiciels, procédés qui permettent l'acquisition de données, leur analyse dans un système géoréférencé afin d'aider à la résolution de problèmes, souvent dans l'aménagement. Le premier SIG fût créé dans les années 1960 pour le gouvernement canadien. Les SIG vont prendre de l'importance dans les années 1980. Aujourd'hui, nous les utilisons beaucoup qu'il s'agisse de choisir le meilleur lieu pour la construction d'une éolienne, d'un centre commercial ou l'implémentation d'un service d'urgence. On les utilise dans de nombreuses études universitaires et la géographie n'en a pas le monopole : santé, histoire, sociologie. Et puis le grand public connaît bien aussi cette petite bête ou du moins l'utilise pour trouver son chemin. 

     Actuellement, la géographie utilise cet outil mais laisse aux ingénieurs le soin de créer les logiciels. Le géographe reste également assez effacer dans les entreprises privées qui pourtant utilisent de plus en plus les SIG. La place que pourrait pourvoir le géographe est sur l'analyse. Le SIG est de plus en plus vu comme une formidable moulinette dans laquelle on insère tout un tas de variables afin d'obtenir une modélisation d'un phénomène dans l'espace. Le géographe a la formation afin d'interpréter, de conseiller le dirigeant dans les décisions. Parce qu'en effet, le résultat du SIG est le plus souvent sous forme d'une carte et qu'il est donc comme la carte ou les statistiques un outil utilisable à des fins de propagande. Il n'est pas rare pour une entreprise de se justifier auprès des autorités locales avec à l'appui de grandes études à base de SIG. 

     Mais le SIG n'est pas absent de la géographie. Le plus souvent, un étudiant de licence de géographie reçoit une base d'enseignement en SIG avec l'étude d'un ou deux logiciels. Les masters en SIG dans un département de géographie sont rares. Les masters de type "aménagement du territoire" assurent une formation plus approfondie. C'est ainsi que l'on peut résumer la formation de base des géographes concernant ce domaine. 

     Aujourd'hui, les questions relatives aux SIG se concentrent sur la qualité. On cherche en effet à affiner les études, proposer de meilleures analyses, rassurer le public quand à l'utilisation des données. Le géographe ne possède sans doute pas les connaissances de l'ingénieur sur les outils d'aujourd'hui, il n'exploite pas la potentialité du logiciel... Mais il possède sans aucun doute la pensée problématisée de l'espace. L'ingénieur et le géographe auraient donc à gagner à un travail collectif ce qui est rendu possible dans les grandes organisations mais rare lorsqu'une seule personne est en charge des SIG au sein de l'entreprise ou de l’institution.


Bibliographie sélective :
HEYWOOD Ian, CORNELIUS Sarah, CARVER Steve, (2006), An introduction to geographical information systems, Pearson Education, Harlow.
JOHNSTON, R. J., (2000), Dictionary of human geography, Oxford: Blackwell
OPENSAW S., (1991), "Commentary", in Environment and planning A, volume 23
PICKLES John, (1997), "GIS, Technoscience, and the Theoretical turn", in Annals of the Association of American Geographers, volume 87, number 2
WRIGNHT Dawn J., GOODCHILD Michael F., PROCTOR James D., (1997), "Demysitfying the persistent ambiguity of GIS as ‘tool’ versus ‘science’", in Annals of the Assossation of American Geographers, volume 87, number2
WRIGNHT Dawn J., GOODCHILD Michael F., PROCTOR James D., (1997), "Still hopping to turn that theoretical corner", in Annals of the Assossation of American Geographers, volume 87, number 2

Geographers in GIS Development

According to the Federal Interagency Coordinating Committee, Geographical Information System (GIS) is a "system composed by hardware, software and proceedings, which afford to acquire, manage, manipulate, analyse, present and show georeference data, to solve complex problem of planning and management". GIS must be a structured system from which we can extract easily a synthetic plan for managers who take decision. All GIS present geographic information due to studying of a variable which has a geographic repartition. Besides, results are often maps. But even if the G of GIS is a reference of geography, today, many people using a GIS do not know. Geographic analysis is absent of many GIS.
Allmighty GPS by ©~moOnxinha
     And in these new prospects what can be the role of geographers?

     GIS development continues today and we find new problems and some former but persistent. The increasing of data is huge. The enormous resources of information are new challenge when ten years ago problem was with poor database. With Internet more and more data are free and it is easy to find data and work in different software. But public is afraid by this possibility to have a look so easily about information that it concerns. In France, the intensive debate around Edwige is an illustration.
A GIS gives a result but interpretation is important for use. It is the same problem that for a map. We can say what you want with a GIS. So analyses of GIS are a step that we need for decision-making. We describe two types of use for a GIS: one by geographer who misses computerize science and another by engineer who misses geographical knowledge. The role of geographer can be in this step. 

     The ruling of geography in GIS development is limited in area of teaching and research and is absent in many organizations. Debates of the 1990s changed. The fight around GIS as a tool or as a science is over but not resolved. Perhaps that geography did not take position itself in GIS development. New geographic perspective in GIS development is reduced by these latest years. GIS are common in the discipline but the part of geography in GIS development is reduced. Geography can take a role to ameliorate quality of GIS. The next improvements in GIS would be to ameliorate quality of analyses for organizations and for public. GIS must not only accessible but also transparent and readily intelligible.


Bibliographie sélective :
HEYWOOD Ian, CORNELIUS Sarah, CARVER Steve, (2006), An introduction to geographical information systems, Pearson Education, Harlow.
JOHNSTON, R. J. (2000) “Dictionary of human geography”, Oxford: Blackwell
OPENSAW S., (1991), Commentary, in Environment and planning A, volume 23
PICKLES John, (1997) GIS, Technoscience, and the Theoretical turn, in Annals of the Association of American Geographers, volume 87, number 2
WRIGNHT Dawn J., GOODCHILD Michael F., PROCTOR James D., (1997), Demysitfying the persistent ambiguity of GIS as ‘tool’ versus ‘science’, in Annals of the Assossation of American Geographers, volume 87, number2
WRIGNHT Dawn J., GOODCHILD Michael F., PROCTOR James D., (1997), Still hopping to turn that theoretical corner, in Annals of the Assossation of American Geographers, volume 87, number 2