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300 mots et une sélection de références autour d'un sujet géographique

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Journaliste en vadrouille sur les routes de France et de Navarre

De l'apparat


Situation : Europe, France, Bretagne, Dinard

Chaque villa possède son propre style avec de nombreux ajouts, comme cette entrée apposée à une bâtisse.

L'observatoire de Dinard


Situation : Europe, France, Bretagne, Dinard ; Orientation : Est

Afin de protéger ce patrimoine pour le moins hétéroclite, la ville de Dinard a inscrit ces villas à une ZPPAUP, Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager. Ici, l'observatoire de la ville.

La corniche de Dinard


Situation : Europe, France, Bretagne, Dinard ; Orientation : Est


La corniche de Dinard, qui fait face à la rade de Saint Malo est apprécié du tourisme balnéaire dès le XIXe siècle avec la venue de populations aisées, en particulier les Anglais initiés plus tôt aux joies du bain.

Etudier la géographie en Suède

 KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris
Ce petit livre bleu synthétise quelques expériences Erasmus afin de guider les nouveaux étudiants dans cette aventure. Dans le cadre de l’épistémologie, cet ouvrage nous offre un panorama de la géographie en Europe. Chaque pays présente une communauté, ses grands noms, une discipline plus ou moins académique, des spécificités. Après un échange de 10 mois à l’université de Stockholm, je tente l’exercice pour la géographie en Suède.
3 Etudier la géographie en Suède

     En Suède, on suit une Licence de géographie humaine ou bien une des Licences de géographie physique. Chaque enseignement vaut 7,5 ECTS soit 5 semaines, ce qui facilite les comptes Erasmus ! En Master, un enseignement est égal à 15 ECTS soit 10 semaines. On enchaîne un cours après un autre sans chevauchement. Le calendrier universitaire est de 40 semaines soit 10 semaines de plus qu’en France. C’est un long travail d’endurance

     En règle générale, un enseignement comporte des lectures, des seminars et éventuellement des laboratories (pour la méthodologie). Attention, les premiers temps peuvent être déconcertants, l’enseignant est un animateur plus qu’un professeur : il répartit le temps de parole, recentre les débats durant les seminars ; présente la littérature durant les lectures, répond à d’éventuelles questions. Mais l’enseignant ne donne pas son avis, ne prend pas position dans un débat. Le retour en France peut s’avérer difficile aussi !

    Excepté durant les enseignements de méthodologie, chaque semaine comprend, en moyenne, quatre heures de présence réelle à l’université. L’essentiel du temps est composé de lectures obligatoires qui font l’objet d’examens, les home assignments. La participation au séminaire est également jugée ce qui exige une préparation. Souvent, un « dossier » valide une matière. Plus spécifiquement à la géographie, les sorties terrains sont nombreuses mais ce sont les étudiants qui les préparent. Les professeurs ajoutent des éléments ponctuels.

     Les devoirs sur table sont rares car ils mobilisent du personnel (un surveillant pour 10 étudiants), des locaux. Le home assignment est un devoir de 24, 48 ou 72 heures. L’énoncé du devoir est déposé sur la plateforme pédagogique à 9h et les réponses doivent être postées dans les heures qui suivent.

     En général, le travail écrit est essentiel dans le cursus du géographe. L’obtention de la Licence est sanctionnée par un travail de recherche de 30-50 pages, le Master par un mémoire, etc. On exige des étudiants une rigueur et une précision bien plus élevée qu’en France. Le système de référence est très développé, il est impératif de justifier ses écrits, de se placer par rapport aux auteurs internationaux, aux courants de pensée.

     L’ensemble de ces éléments est inscrit sur le livret du cours distribué lors de la première séance : objectifs, langue d’enseignement, calendrier, devoirs, bibliographie. Beaucoup d’enseignements se font en langue anglaise mais pas l’intégralité. Souvent, les Masters sont en anglais. Pour un échange Erasmus, les deux calendriers correspondent bien puisque les Suédois commencent plus tôt, mi-août, et finissent fin mai (pas d’interruptions de cours au second semestre). Toutes les universités suédoises ne proposent pas la géographie, en particulier la plus ancienne Uppsala. Göteborg possède un département pointu en géographie économique. La géographie du tourisme est une spécialité de Umeå, avec une participation des géographes allemands.

Bibliographie sélective :
KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris

Contours de la géographie en Suède

 KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris
Ce petit livre bleu synthétise quelques expériences Erasmus afin de guider les nouveaux étudiants dans cette aventure. Dans le cadre de l’épistémologie, cet ouvrage nous offre un panorama de la géographie en Europe. Chaque pays présente une communauté, ses grands noms, une discipline plus ou moins académique, des spécificités. Après un échange de 10 mois à l’université de Stockholm, je tente l’exercice pour la géographie en Suède.
2 Contours de la géographie en Suède

     En Suède, comme dans l’ensemble des pays nordiques, la géographie appartient aux sciences de la terre. Les géographes suédois ont su profiter de l’émergence des sciences de l’environnement afin de consolider leur rôle dans la société. Au sein du Geovetenskapens hus, un département de géographie humaine Kulturgeografiska est délimité. Le terme de géographie est souvent restreint à l’usage de ce département. Malgré son institutionnalisation, la géographie n’est qu’une option du cursus secondaire. Par conséquent la géographie humaine, méconnue des étudiants, forme de petits effectifs mais un meilleur encadrement.

     Tout comme les géographes français, les Suédois s’attachent à conserver un large champ disciplinaire. La spécificité suédoise est la Time Geography initiée par Hägerstrand. Pour quelques applications françaises, on pourra consulter les travaux de Sonia Chardonnel à Grenoble. Cependant, cette démarche plutôt quantitative demeure ponctuellement utilisée au sein des recherches universitaires. La géographie du genre, d’origine anglo-saxonne, est incontournable dans les recherches suédoises. Ces deux approches géographiques s’illustrent au sein des projets d’aménagement du territoire, toujours lié à la géographie.

    A l’université de Stockholm, l’historical geography, également en provenance du monde anglo-saxon, bénéficie d’une équipe de recherche propre. Elle s’attache à une géographie de l’histoire, à l’épistémologie au travers d’outils mobilisés par les historiens (la carte, le cadastre, le carnet de voyage), au paysage comme une superposition de périodes historiques. 

     L’absence de la géopolitique interroge encore les Français. Certes Kjellen était suédois mais c’est au contact de la géographie allemande qu’il établit le terme de geopolitik. Les geopolitics anglo-saxonnes, qui ne sont pas proprement géographiques, n’ont pu intégrer le cursus suédois. La géographie suédoise est-t-elle hermétique à l’étude du politique ? Pas tout à fait, la political ecology, toujours en provenance du monde anglo-saxon, est mobilisée dans des études rurales des Suds.


     L’outil du géographe suédois est le SIG qui suppose une maîtrise des outils de cartographie ainsi que des statistiques. On insiste aussi sur la « mise en page » du SIG afin de communiquer vers un public non-connaisseur. Les étudiants de licence reçoivent en moyenne 60 ECTS d’enseignements méthodologiques ce qui leur assure des débouchés sur le marché du travail. La France étant une exception, il n’existe pas de cursus « professionnalisant » en Suède. 

    La géographie communique avec d’autres sciences : les sciences de la vie, la chimie, la physique, l’informatique. A Stockholm, il existe des passerelles entre les bâtiments. La géographie humaine communique plus facilement avec la démographie, parfois avec l’économie. 

     Les géographes suédois s’imprègnent des courants qui traversent la communauté anglo-saxonne. La revue Human Geography est publiée en langue anglaise. Les équipes universitaires scandinaves et nordiques sont aujourd'hui supplantées par de plus larges programmes européens. Ainsi Brita Hermelin et Lukas Smas participent National, European and Global Networks.


Bibliographie sélective :
KRICHEWSKY Léna, MILHAUD Olivier, PETTINAROLI Laura, SCOT Marie (dir.), (2007), Guide de l’étudiant européen en sciences sociales, Belin : Paris


NB : Pas de - 1 Brève histoire de la géographie en Suède -, je n'ai pas les connaissances pour l'écrire.