Les articles

300 mots et une sélection de références autour d'un sujet géographique

Les brouillons

Idées griffonnées dans la marge des feuilles de cours

Les notes

Quelques mots des conférences, colloques, films, rencontres, etc.

Les photographies

Dans la besace du géographe, des photographies de quelques terrains parcourus

Les instantanés

Journaliste en vadrouille sur les routes de France et de Navarre

Pêcherie

Situation : Europe, France, Poitou-Charante, Charante Maritime, l'Ile Madame ; Orientation : Nord-Est
Au Nord de l'île se répartissent quelques pêcheries qui font face à la station balnéaire de Fouras et son fort Vauban. L'île est située au large de l'estuaire de la Charente.

Slikke

Situation : Europe, France, Poitou-Charante, Charante Maritime, l'Ile Madame

Sur le passage entre Le Port-des-Barques et l'Ile Madame = la passe aux boeufs, submergé lors de la marée haute, de très jolies slikkes sont colonisées par une jeune végétation halophile.

Le casse-tête juridique WikiLeaks : késako ?

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     Au cours de l’année 2010, la médiatisation croissante des révélations de l’organisation WikiLeaks a interrogé la responsabilité des médias. WikiLeaks est une organisation à but non lucratif adossé à l’entreprise islandaise Sunshine Press Productions. Ses membres, pour leur majorité, ne sont pas journalistes mais issus de différents milieux professionnels, en particulier informatique. Ils sont par ailleurs citoyens de pays occidentaux et le franchissement de frontières semble de simples formalités pour ceux-ci. Le site web de l’organisation questionne aussi le stockage de l’information sur de nombreux serveurs sous juridictions nationales distinctes, comme en Islande, en Suisse, en France et surtout en Suède. Si dans l’ensemble des révélations (avril, juin, octobre et décembre 2010), le recel de violation de secret est en cause, les responsables d’un tel acte ont varié. C’est ainsi que la publication d’environ 2 000 câbles diplomatiques relève de la responsabilité des cinq journaux (Le Monde, The Guardian, New York Times, Der Spiegel, El País) ; WikiLeaks n’étant dans cette transaction qu’un intermédiaire certes singulier. 

     Toutefois le casse-tête juridique associé aux révélations de WikiLeaks comme l’aiment à le présenter les médias n’aborde pas de questions inédites mais s’inscrit dans un contexte d’internationalisation croissante de la production de l’information associé à la large diffusion du format numérique. En effet, cette innovation technique permet une production de contenu unique et sa diffusion instantanée sur l’ensemble des médias. La standardisation favorisée par cette technique tend ainsi à accroitre la taille critique des entreprises d’information et de communication. Des mouvements de concentration, horizontale et verticale, sont alors observés. Mouvements auxquels le droit a participé : déréglementation à la fois en Amérique du Nord (exemple de la firme AOL) et en Europe (rachat de TPS par CanalSatellite). L’accélération de la mondialisation, remarquée depuis les années 1970, n’a pas bénéficié au seul secteur de l’information et de la communication. Par conséquent, la circulation et la consommation de l’information semblent de plus en plus transnationales, internationales. Le web, nouveau média, cristallise ces questions du droit international de la communication. La responsabilité des médias, inscrite dans des ordres juridiques distincts atteint alors un degré de technicisation et de complexification élevé qu’illustre les controverses autour de WikiLeaks.


Bibliographie sélective :
DERIEUX Emmanuel, (2006), Droit de la communication - Droit européen et international (recueil de textes), Victoires Editions : Paris
DERIEUX Emmanuel, GRANCHET Agnès, (2010), Droit des médias - Droit français, européen et international, LGDJ : Paris
ZOLLER Elisabeth (dir.), 2008, La liberté d'expression aux Etats-Unis et en Europe, Dalloz : Paris

Café géopolitique - "WikiLeaks" bouleverse-t-il la diplomatie mondiale ?

Continuons la série des révisions avec ce café géopolitique consacré à WikiLeaks. Un café géopolitique où l’on ne peut s’asseoir : WikiLeaks déchaîne les passions. Le sujet est néanmoins difficile. Les invités expriment leur opinion plus qu’ils ne peuvent avancer quelque argument. Plus d’1h30 consacré à un débat de surface, ce café géopolitique a permis de recenser nos fantaisies sur le sujet y compris dans les plus hautes sphères de l’IFG.
Ce que j’ai retenu : Au cours de ces deux heures, Rémy Ourdan, Jean-Christophe Rufin et François Nicoullaud ont tenté de ré-inscrire le débat avec des termes plus mesurés, plus pragmatiques. 1- La publication des câbles de la diplomatie Etats-unienne est issue d’un travail de journalisme et non du site web WikiLeaks et de son équipe. La source est certes plus spectaculaire par la quantité et par son intermédiaire mais la responsabilité des écrits (vérification) et de la protection des personnes citées revient aux rédactions des journaux. 2- Qu’est-ce que le secret ? Quelques perles ont surgi de ces mémos mais aucune analyse géopolitique ne s’est effondrée. L’intérêt réside dans ces portraits de dirigeants, d’hommes politiques. Le secret est nécessaire pour quelques mémos d’ordre opérationnel dans des situations très précises (prise d’otages). 3- WikiLeaks est une action citoyenne qui utilise les méthodes de transgression de son temps (Internet, cryptage) afin de répondre à un idéal, ici, la liberté d’informer. « WikiLeaks » bouleverse-t-il la diplomatie mondiale ? Clairement non !

Projection - débat autour des médias

Retour à la Maison Mère avec un invité de prestige, M Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique pour un sujet qui lient médias et activisme. Le ton était pédant et donneur de leçons mais après tout, qui est-on pour juger du haut de ses petits 23 ans alors que ces messieurs nous ont offert d’éventuels arguments et exemples pour nos partiels. Soyons pragmatiques ! 
Ce que j’ai retenu : Le film José Bové et le cirque médiatique rappelle à l’assistance qu’à une certaine époque, curieusement pas si lointaine, José Bové était un personnage médiatique. C’était un élu des journalistes, choisi pour ses moustaches et son côté gaulois, ses réponses un peu bourrues. Mais voilà, ces mêmes journalistes ont un jour décidé de démonter son personnage. Dans ces circonstances, la Confédération paysanne ou l’alter-mondialisme ont-ils gagné d’une telle médiatisation ? au prix de quelles concessions ? Serge Halimi et Pierre Rimbert sont deux intervenants pessimistes lassés de la critique des médias sans toutefois parvenir à surpasser l’exercice. L’assistance n’a pas toujours approuvé mais a construit un riche débat. Je rendrais peut-être justice à deux intervenants : La première est apprentie journaliste et s’inquiétait des formats et formatages : « Alors remettez-en question les contraintes que l’on vous impose. », faisons la révolution petits bac + 5… ; le second apportait la question de référentiel commun au débat et c’était fichtrement pertinent mais M Halimi refuse de regarder le JT de 20h sur TF1… Déception toujours, le débat s’est conclu par cette charmante déclaration « Les articles du Monde diplomatique sont lus par quelques uns qui à leur tour les expliqueront avec des mots plus simples à d’autres. » pour laquelle je suis restée pantoise. Mais je terminerais par une autre citation qui m’a ravi et qui ne cesse de titiller ma réflexion « Le pouvoir des médias, c’est dérober des informations à l’espace public. » (M Pierre Rimbert).