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Imbalances in sex ratio in Western Europe

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Imbalances in sex ratio of births are not confined to South-East Asia or to the Indian sub-continent. Nor their long-term consequences. The average sex ratio at birth is around 105, i.e. 105 male live births per 100 female. Significant distortions have been illustrated since the 1980s and the introduction of ultrasound technology. It leads to sex selective abortions. Recent researches show evidence of an increase in the sex ratio of births among immigrant communities in Western Europe.


These scientific works depend on available statistics surveys and their national particularities. For instance, we still do not have figures on ethnical origins in France, whereas United Kingdom, Italy, Greece and Norway have. On the second hand, these studies give us information only about first generation migrants. There are no figures about further developments on the possible decrease of the sex ratio of births for second or higher generations.

The sex ratio of births, defined as the number of male live births per 100 female births, seems to be significantly different from certain immigrant communities compared to national figures. This is the case among Indians in the UK, Norway (only between 1987 and 2005) and Italy, also among Chinese mothers in Italy (114) or Albanian both in Italy (125) and Greece. Dubuc and Coleman estimate that there are 1,480 missing women among Indian community in the UK. We could go further by studying this sex ratio of birth according to order of the birth. It increases for the third or later child. For example, it reaches 112.5 in the 1990s in the UK, 114.4 in the period 2000-2005 among Indian-born women. It follows well-known studies of imbalances in sex ratio in South-East Asia and the Indian sub-continent. However European figures are lower than in mothers’ native countries: India, China, and Albania.

What are the consequences of imbalances in sex ratio of births? “There are largely speculative.”* And I will not give risky hypotheses.

We could rather notice recent trends in Norway: the sex ratio of births decreases among third or higher order births since 2005. So there are no more imbalances. However, it is not an evidence of the end of son preference among Indian-born women, just the end of sex-selective abortion. Indeed, mothers of 2 girls or more are likely to continue childbearing.

Chosen references:
AMBROSETTI Elena, ORTENSI Livia Elisa, CASTAGNARO Cinzia and ATTILI Marina, (2014), “Sex imbalances at birth in migratory context in Western Europe: evidence from Italy”, pour Population Association of America 2014 Annual Meeting
DUBUC Sylvie and COLEMAN David, (2007), “An Increase in the Sex Ratio of Births to Indian-born Mothers in England and Wales: Evidence for Sex-Selective Abortion”, p 383-400, dans Population and development review, Vol 33 n° 2
ESPON, (2013), “Gender imbalances in European Regions”, dans Map of the Month
GUILMOTO Christophe Z. and DUTHE Géraldine, (2013), “Masculinization of births in Eastern Europe, dans Population & Societies, n° 506
* HESKETH Therese and XING Zhu Wei, (2006), “Abnormal sex ratios in human populations: Causes and consequences”, p 13271-13275, dans Proceedings of the National Academy of Sciences, Vol 103 n° 36
TØNNESSEN Marianne, AALANDSLID Vebjørn and SKJERPEN Terje, (2013), “Changing trend? Sex ratios of children born to Indian immigrants in Norway revisited”, dans BMC Pregnancy & Childbirth, n° 170

No 81 - Genre, race


Tengrela, le 16 août 2010, 9h30 

Je suis au second rang, à l’arrière de mon parrain, entourée d’hommes musulmans, seule blanche s’il est besoin de préciser. Et ce, pour la troisième cérémonie consécutive. 

Au sein des relations de genre, la race joue aussi son rôle. C'est écrit dans les livres. Et dans cette situation, il faut bien reconnaître que la femme blanche (assise dans un fauteuil à proximité du chef) ne jouit pas du même statut que la femme noire (accroupie sur un muret à l’intérieur de la concession). Alors pourquoi suis-je placée ici ? Parce que je suis de la famille africaine, parce que mon parrain souhaite garder un œil sur moi, parce que mes tontons me veulent à leurs côtés, parce que je suis une touriste (et qu’il faut qu’elle voie), parce que ça leur fait simplement plaisir de me montrer, parce que… 

Comme lors d’escapades en motobylette, mieux vaut éviter d’y penser sinon tu risques de perdre le fil de la cérémonie. Et donc de ne pas satisfaire ce désir de regarder.

La géographie du genre et ses apports

feminist by © red-moonlight
feminist by © red-moonlight
     Cette semaine, j’inaugure un nouveau type d’épreuve : un oral pour sanctionner la séquence d’épistémologie de la géographie. Nous pouvons présenter un livre de notre choix au sein des bibliographies de la séquence, ou bien, répondre à une question parmi une trentaine.

     J’ai préféré le sujet 2 avec la question Quels sont les apports de la géographie du genre à la géographie ? Le temps de parole est de 7 à 10 minutes ! 

     Le genre est un sujet très délicat au sein de la géographie française. Les critiques sont féroces envers cette branche anglo-saxonne qui s’attache à la (dé)construction sociale qu’est le genre.

     Je suis Française. Lors de mon arrivée à Stockholm, j’étais aussi réticente que mes collègues ou professeurs. Et puis, j’ai découvert des réflexions bien plus subtiles que ce que nous offrent les détracteurs français. Le genre n’est pas une spécialité nordique mais le courant reçoit un écho favorable en raison d’un contexte social et politique marqué par une émancipation avancée de la femme. Mais employer la notion de genre en géographie ne se résume pas à l’activisme au sein de mouvements féministes. Oui, quelques géographes se sont interrogés sur le rôle de l’espace dans la construction du genre, et parfois des inégalités de genre. Mais le mouvement a également questionné nos outils, nos méthodes. Non, chaque article de géographie des genres ne conclut pas sur une critique de l’homme, blanc, occidental et hétérosexuel dominant l’autre, les autres.

     J’estime que l’on peut critiquer cette approche et ses résultats lorsqu’elle est exclusive, tout comme l’utilisation abusive française de la géopolitique !

     Autre souci du sujet : comment individualiser les apports de la géographie du genre parmi les évolutions de la géographie ? Depuis les années 1960, le genre n’est pas la seule préoccupation du géographe : la race et les post-colonial studies, la classe et la radical geography, un retour général à une approche qualitative mais aussi les SIG et le développement durable dont ont su s’emparer certains géographes. Alors, à qui revient le mérite ?

 Mon texte d'appui à l'oral
Mon texte d'appui à l'oral

Bibliographie sélective :
BERG Nina Gunnerud, FORSBERG Gunnel, (2003), Rural geography and feminist geography: Discourses on rurality and gender in Britain and Scandinavia, p 173-190, dans Voices from the North – New Trends in Nordic Human Geography, Ashgate: Aldershot
SETTEN Gunhild, (2003), Landscapes of gaze and practice, p 134-144, dans Norsk Geografisk Tidsskrift – Norwegian Journal of Geography, Vol 57, Oslo
CRAVEY Altha J., (2007), ‘El otro lado’ and transnational ethnographies, p 245-254, dans TICKELL Adam, SHEPPARD E, PECK J, BARNES T, Politics and Practice in Economic Geography, Sage: London