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300 mots et une sélection de références autour d'un sujet géographique

Les brouillons

Idées griffonnées dans la marge des feuilles de cours

Les notes

Quelques mots des conférences, colloques, films, rencontres, etc.

Les photographies

Dans la besace du géographe, des photographies de quelques terrains parcourus

Les instantanés

Journaliste en vadrouille sur les routes de France et de Navarre

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Café géographique - Quelle(s) géographie(s) les cinéastes fabriquent-ils ?

La saison des Cafés géographiques se termine pour l’équipe montpelliéraine avec ce classique : géographie et cinéma. Bertrand Pleven nous a offert une intervention dense, bien loin des critiques superficielles qui prolifèrent dans les médias. Ce professeur agrégé et doctorant a débuté par une esquisse du sujet, de ses limites, de sa littérature sans faire l’impasse des travaux du monde anglo-saxon… et de ses questions épistémologiques. Un effort de synthèse qu’il est bon de remarquer ! Nous avons poursuivi avec des extraits de films : Into the Wild, A propos de Nice, Holy Motors, Paris, A Touch of Sin et Les Chiens errants.
Ce que j’ai retenu : L’utilisation du cinéma en géographie ne s’improvise pas ! Il est bon pour commencer de s’appuyer sur une culture cinématographique. Ensuite si la méthodologie n’est pas consacrée par la littérature, il est toutefois logique d’appliquer la même du début à la fin. Cela peut en effet faire sourire. Il paraît également important d’avoir du recul par rapport à ces outils, à ces méthodes. C’est donc une approche qui mérite une connaissance approfondie de l’épistémologie de la géographie. Ce qui nous offre un gage de sérieux mais qui conduit vite au malaise, la même insatisfaction qu’en littérature et ses commentaires de textes. Découper, charcuter, interpréter des films puis spéculer semble tout de suite moins glamour.
Mon compte-rendu

Café géographique - La construction européenne a-t-elle relevé le défi de la cohésion territoriale ?

Edit du 15 mai : Le compte-rendu officiel vient d'être publié en ces pages. Bonne lecture !
Le Café géographique accueillait ce soir des membres du Cercle européen 34 pour parler Europe bien sûr. Benoît Montabone, enseignant-chercheur, faisait face à Cyril Robin-Champigneul, chef de la représentation régionale de la Commission européenne à Marseille. Les statistiques et leçons tirées à grands coups de pinceaux côtoyaient les impressions d’un fonctionnaire en province. 
Ce que j’ai retenu : Le café de ce soir a pris la forme d’un cours, d’un bon cours. Le propos était peu novateur mais censé et réaliste. Il se prêtait aux petits mots griffonnés dans la marge. Et c’est une question éthique qui est apparue dans mon cahier. Car les intervenants de ce soir discutaient de l’intégration européenne, de l’harmonisation des pratiques à travers le continent, « par le bas ». Celles que l’on ne vote pas, que nos députés ne votent pas non plus. Celles qui s’appliquent même en Turquie, État candidat à l’intégration mais non membre à ce jour. Alors qui veut, qui décide, est-ce démocratique, comment le citoyen pourrait avoir prise sur ces pratiques ? Mes interrogations sont restées en suspens à 9 heures.
Mon compte-rendu

Café géographique - Montpellier, une métropole en projet

Edit du 2 mars : Le compte-rendu officiel vient d'être publié en ces pages. Bonne lecture !
Imaginons un café géographique où un enseignant, souhaitant probablement être calife à la place du calife ou en mal de reconnaissance, décide de préparer SON café géographique en cours. Qu’il en vienne même à imaginer emmener ses étudiants. Et pourquoi pas leur faire préparer des questions à poser !
En face, mettons un enseignant, un second, mais celui-ci serait plutôt du genre à s’éterniser, à avoir du mal à quitter le monde des bisounours.
Évidemment, ils se connaitraient et les arguments ad hominem auraient du mal à être contenus. Plus on est de fou, plus on rit alors ajoutons un troisième intervenant, remplaçant lui-même, au pied levé, un homme politique empêché.
Devant la teneur des propos, nos étudiants s’endorment… consultent les derniers statuts mis à jours sur leur mur Facebook, pardon… Vexé, notre protagoniste number one s’insurge : « je suis étonné que parmi les étudiants de la filière urbanisme, venus en masse ce soir, et qui ont par ailleurs travaillé sur les documents de Montpellier 2040, aucun n’ait de question à poser ». Une fois, deux fois… ah une question. Nous vous écoutons… Ah raté, hors sujet. La prochaine fois, faites un effort de syntaxe s’il-vous-plaît.
Un tel café géographique serait fort triste. Oui, je le crois volontiers. Espérons que l’Arctique ne passionne moins les foules !
Ce que j’ai retenu : rien. Pas de faits, pas de données, que du blabla…
Mon compte rendu

Café géographique - Quel littoral pour le Languedoc-Roussillon d'ici à 2050 ?

Nouvelle ville, nouveaux cafés géographiques. Les géographes montpelliérains se retrouvent au café Riche. Ce soir, le match de football de Ligue des champions pressait le débat. Deux heures et demie tout de même… où le mot scénario cherchait son pluriel.
Ce que j’ai retenu : Il était question de prospective et donc d’une méthodologie peu employée dans les recherches académiques. Régis Morvan partageait volontiers ses outils à la table des discussions. Le public appréciait. En revanche, peu d’images ont filtré de ce littoral d’ici à 2050. La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement a conduit cette étude comme une aide à la décision : « si vous souhaitez cela, très bien, mais il va falloir vous bouger ! ». Une étude peu sexy qui s’est intéressée à un territoire nouveau, l’agrégation des communautés de communes côtières au sein de la région administrative. Pourquoi la Dreal a jugé bon de dessiner ce territoire ? Pour sa propre analyse, pour coller à un espace vécu, pour offrir une nouvelle circonscription à des stakeholders… L’ensemble des travaux de la Dreal sont consultables ici.
Mon compte-rendu


En fait, Pau c’est au Sud

Le 8 juin 2012, 12h30 et le soleil cogne, accompagnée d'un Nagra en fiole
Oui, parce que dans les livres de géographie, Pau se situe dans la montagne. Mais lorsque le géographe sort de son cabinet, le terrain réserve parfois ses surprises.

Il n’était donc point prévu les trente degrés Celsius trois jours durant dans une ville pleine d’odeurs et… sale ; avec des gens qui parlent fort, tard le soir. Oui, il est possible de croiser du monde passé 22 heures dans les rues de la ville... Ah et les chèques ne sont pas acceptés. Vice typique du Sud !

© Le musée Bernadotte
© Le musée Bernadotte
Et ils ont eu la chouette idée de faire un palais sur la place centrale : le palais des Pyrénées. Un truc horrible : 10 000 m² de centre commercial, 2 500 de bureaux, un parking pour tout ce beau monde évidemment… En plus un truc mal conçu où tu n’as pas the avantage du centre commercial : être à l’abri (je n’ai pas un tropisme nordique pour rien !). Bah oui, être à l’abri du soleil et des averses. Sur ce point, les livres ne nous avaient point menti, Pau est une cuvette. Et même pas de Mac Do' !

Bref un truc horrible œuvre de feu Monsieur André Labarrère. Oh moins Georges Frêche a eu l’intelligence de construire son horrible Odysseum à quatre kilomètres du centre de Montpellier. Bref un urbanisme du Sud pour une ville du Sud.