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300 mots et une sélection de références autour d'un sujet géographique

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Les photographies

Dans la besace du géographe, des photographies de quelques terrains parcourus

Les instantanés

Journaliste en vadrouille sur les routes de France et de Navarre

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Géographie des jardiniers

Et pourquoi pas. Parce qu’on ne peut pas faire de la géographie sur tout ? … Peut-être… En l’occurrence, celle-ci existe. Elle n’est pas anglo-saxonne à proprement parler. Mais nous vient de l’Australie. Bref ! Au cours d’une pérégrination estivale, j’ai poussé la porte d’un jardin de la Brière, le jardin du marais. Là-bas, il est fort difficile de déambuler au calme de la nature. Non il faut faire avec le jardinier. Un poème à lui tout seul. Un jardin, son jardinier ou plus sûrement ses jardiniers.
 Imperial Gardening Commander by © Balakov
Imperial Gardening Commander by © Balakov

Évidemment, il faut commencer par définir son objet de recherche. Les géographes australiens se sont souciés du jardin, en ville. En même temps, ils n’ont pas tout à fait tort puisqu’ils surfent ainsi sur nos préoccupations bien vertes : les espaces verts, la trame verte, le corridor écologique ou biologique… Et le vert en ville, c’est d’abord des jardins, pour environ la moitié du vert. Tout dépend de quelle ville on parle me direz-vous ! Et les jardins s’étalent à peu près, sur un tiers de la surface totale d’une ville (très occidentale, voire très anglo-saxonne). Donc ce n’est pas non plus un petit objet de recherche anodin… On l’a même taillé. En plus de le débarrasser du jardin à la campagne, on lui a confisqué les jardins publics, parcs et squares en tout genre mais surtout les jardins ouvriers. Un jardin est donc un terrain attenant au domicile (propriété ou location), souvent clos. Attention, le jardinier n’est pas toujours le propriétaire du jardin ! Ce serait trop facile. 

Les jardiniers qui ont eu l’honneur de recevoir la visite de nos géographes australiens sont surtout des migrants. Pourquoi ? Parce que tout comme il est plus facile de s’intéresser aux jardins, en ville, dans un pays très urbanisé ; il est tout autant commode d’interroger des migrants dans un pays façonné par les migrations. Et puis après tout, la comparaison est une méthode éprouvée. Alors pourquoi ne pas explorer ce thème en comparant un jardin grec à un jardin vietnamien. 

Côté méthodes, on emploie l’entretien semi-structuré, l’observation des jardins, la photographie, la cartographie. A noter que le jardinage est marqué par les saisons. Attention à ne pas comparer une population en plein hiver, l’autre au printemps. Il y aura comme un biais.

Notre jardinier est souvent une jardinière ! Contrairement au jardin ouvrier… il était donc peut-être tout à fait légitime de le sortir de l’objet de recherche. Mais Monsieur n’est pas non plus personne non grata dans son jardin. Pourquoi jardine-t-on ? Pour se faire plaisir, pour pratiquer une activité physique, pour se recueillir… Ceci est une vision assez occidentale : le jardin est un espace récréatif, un espace de loisir. Avec une évolution vers la passivité. Les deux paramètres à concilier sont la valeur esthétique et l’entretien facile.

Chez les autres, c’est un peu différent. D’abord, le jardin produit. Il produit tout ou partie des légumes, des fruits et des herbes. Parce qu’acheter frais, c’est cher mais aussi parce qu’on ne retrouve pas toujours ses aliments préférés dans un nouveau pays. Alors l’arbuste qui fait de jolies fleurs, l’arbre qui fait de l’ombre ou la plante qui sent bon, c’est pour devant ! Il y a très souvent une différence d’attention entre le jardinet devant et le jardin à l’arrière de la maison. Le jardinet fait beaucoup dans l’apparence. Ici, faire « australien », montrer sa volonté d’intégration dans ce nouveau pays. Mais à l’arrière, c’est un autre monde. Le jardin peut être une reproduction de ce que l’on a laissé derrière soi. Il y a une certaine nostalgie. Comme un musée. Parfois les choses sont un peu idéalisées. En particulier, lorsque la migration est brutale (conflits, dictatures). La plupart des Vietnamiens par exemple, n’avaient pas de jardin au Vietnam. Ils construisent un mythe. Le jardin sert aussi à cultiver d’autres marqueurs identitaires : la cuisine bien sûr ou encore l’utilisation de plantes médicinales. Enfin, une chose que l’on ne change rarement lors de sa migration, c’est sa religion. Or les bouddhistes et les hindouistes pratiquent la méditation et le recueillement au quotidien. Le jardin peut donc devenir un espace sacré, avec ses statues. Plus sûrement, le jardin produira des offrandes que l’on offrira aux dieux ; ce sont des fruits, des fleurs.

Un jardin, c’est un jardinier ou une jardinière ou les deux, ou plusieurs. Et je laisse à d’autres le débat : nature ou culture ?


Bibliographie sélective :
CAMERON Ross WF, BLANUSA Tijana, TAYLOR Jane E, SALISBURY Andrew, HALSTEAD Andrew J, HENRICOT Béatrice, THOMPSON Ken, (2012), “The domestic garden – Its contribution to urban green infrastructure”, p 129-137, dans Urban Forestry & Urban Greening, Vol 11
DOMENE Elena, SAURI David, (2007), “Urbanization and class-produced natures: Vegetable gardens in the Barcelona Metropolitan Region”, p 287-298, dans Geoforum, Vol 38
GRAHAM Sonia, CONNELL John, (2006), “Nurturing Relationships: the gardens of Greek and Vietnamese migrants in Marrickville, Sydney”, p 375-393, dans Australian Geographer, Vol 37 n° 3
HEAD Lesley, MUIR Pat, HAMPEL Eva, (2004), “Australian Backyard Gardens and the Journey of Migration”, p 326-347, dans The Geographical Review, Vol 94 n° 3
KIRKPATRICK JB, DANIELS GD, ZARGORSKI T, (2006), “Explaining variation in front gardens between suburbs of Hobart, Tasmania, Australia”, p 314-322, dans Landscape and Urban Planning, Vol 79
MAZUMDAR Shampa, MAZUMDAR Sanjoy, (2011), “Immigrant home gardens: Places of religion, culture, ecology, and family”, p 258-265, dans Landscape and Urban Planning, Vol 105
POWER Emma R, (2005), “Human – Nature Relations in Suburban Gardens”, p 39-53, dans Australian Geographer, Vol 36 n° 1

En fait, Pau c’est au Sud

Le 8 juin 2012, 12h30 et le soleil cogne, accompagnée d'un Nagra en fiole
Oui, parce que dans les livres de géographie, Pau se situe dans la montagne. Mais lorsque le géographe sort de son cabinet, le terrain réserve parfois ses surprises.

Il n’était donc point prévu les trente degrés Celsius trois jours durant dans une ville pleine d’odeurs et… sale ; avec des gens qui parlent fort, tard le soir. Oui, il est possible de croiser du monde passé 22 heures dans les rues de la ville... Ah et les chèques ne sont pas acceptés. Vice typique du Sud !

© Le musée Bernadotte
© Le musée Bernadotte
Et ils ont eu la chouette idée de faire un palais sur la place centrale : le palais des Pyrénées. Un truc horrible : 10 000 m² de centre commercial, 2 500 de bureaux, un parking pour tout ce beau monde évidemment… En plus un truc mal conçu où tu n’as pas the avantage du centre commercial : être à l’abri (je n’ai pas un tropisme nordique pour rien !). Bah oui, être à l’abri du soleil et des averses. Sur ce point, les livres ne nous avaient point menti, Pau est une cuvette. Et même pas de Mac Do' !

Bref un truc horrible œuvre de feu Monsieur André Labarrère. Oh moins Georges Frêche a eu l’intelligence de construire son horrible Odysseum à quatre kilomètres du centre de Montpellier. Bref un urbanisme du Sud pour une ville du Sud.

Sprawl - la leçon de géographie d'Arcade Fire

© Oscar Delmar
Dernièrement, enfin il y a déjà six mois… j’ai brillamment réussi un partiel avec du Arcade Fire plein les oreilles. Et non, ce n’était pas en géographie : « Ce que les controverses autour des WikiLeaks nous disent et ne nous disent pas des processus d'internationalisation des médias ». Note qu’il y avait tout de même le terme internationalisation. Mais non, le plan emboîtement d’échelles ne m’a pas tenté. Genre les géographes ne connaissent que ce plan…

Et non, l’écoute de la musique n’est pas autorisée durant les partiels. Toujours est-il que quelques morceaux d’Arcade Fire me trottaient dans la tête. Voilà-t’y pas que dernièrement, le vrai dernièrement, je me suis attachée aux paroles des titres de leur album The Suburbs, après avoir regardé le film qui l’illustre. Eh bien, c’est tout plein de géographie tout ça !


Entre autres, Sprawl II (Mountains beyond Mountains) :

They heard me singing and they told me to stop
Quit these pretentious things and just punch the clock
These days my life, I feel it has no purpose
But late at night the feelings swim to the surface

'Cause on the surface the city lights shine
They're calling at me, come and find your kind
Sometimes I wonder if the world's so small
That we can never get away from the sprawl

Living in the sprawl
Dead shopping malls rise like mountains beyond mountains
And there's no end in sight
I need the darkness, someone please cut the lights

We rode our bikes to the nearest park
Sat under the swings and kissed in the dark
We shield our eyes from the police lights
We run away, but we don't know why

And like a mirror, the city lights shine
They're screaming at us, "We don't need your kind"
Sometimes I wonder if the world's so small
That we can never get away from the sprawl

Living in the sprawl
Dead shopping malls rise like mountains beyond mountains
And there's no end in sight
I need the darkness, someone please cut the lights

They heard me singing and they told me to stop
Quit these pretentious things and just punch the clock
Sometimes I wonder if the world's so small
Can we ever get away from the sprawl?

Living in the sprawl
Dead shopping malls rise like mountains beyond mountains
And there's no end in sight
I need the darkness, someone please cut the lights


Je n'ai point inventé le fil à couper le beurre mais je lis the L café.

Un film : Sound of Noise

film suédois d’Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson, sorti le 29 décembre 2010 par chez nous 

Keep The Beat by ~cattishfish
La ville et son brouhaha, ce murmure continuel de la circulation, les talons de ces dames, le camion de poubelle et la collecte du verre, le klaxon des heures de pointe, ton voisin et son zim-boum-boum ce matin dans le tramway. Aspirer au calme de la campagne… le bruit caractérise-t-il nos villes ? 

Et si ces bruits pouvaient produire des sons, les sons qui composent une œuvre musicale. Pour cette joyeuse bande de six percussionnistes, la ville est un vaste terrain de jeu d’une œuvre en quatre temps. Quand à l’inspecteur à leur trousse et son ouïe hypersensible, il déteste la musique. 

Sound of Noise est un film plein d’humour avec une petite touche de poésie. Un film suédois mais pas du maître Bergman, tu peux donc espérer comprendre quelques morceaux (non, je n'ai pas pu tenter Adieu Falkenberg). Le film fut tourné à Malmö, ville phare du projet transfrontière Öresund, entre la Suède et le Danemark. C’est un film pour toi qui aime écouter la pluie qui bat dehors et pour ceux qui connaissent le son des passages piétons en Suède.

NB : Avant ou après, il y a aussi le court métrage Music for One Apartment and Six Drummers, plutôt après tout compte fait.

No 8 - Bain de foule


Ouagadougou, le 19 juillet 2010, soirée 

Durant la tournée des Grands Ducs, la voiture est tombée en panne en pleine voie aux environs de 19 heures, tout près de la place de la révolution. Oh, c’était amusant ! 

Les voitures sont particulièrement maltraitées au Burkina. Seules les voies principales sont goudronnées. L’absence de caniveaux comme dans Ouaga 2000 ou à la Pâte d’Oie entraînent de larges érosions qui rendent les voies difficilement praticables. Et puis cette poussière orange, qui m’a tant marquée en arrivant, se retrouve partout… y compris dans mes yeux avec une belle conjonctivite. 

Sinon, deux jeunes sont venus nous aider et la voiture est repartie après un arrêt d’une demi-heure au milieu du carrefour. Diagnostic : démarreur 

Au Burkina, la nuit tombe vers 19h et le jour se lève vers 5h. Il fait plus de 30°C durant la journée, aux alentours de 28°C la nuit.

No 5 - Ouaga de nuit


Ouagadougou, le 18 juillet 2010, 21h 

Ouaga de nuit est une ville peu éclairée. Sur la voie principale, on trouve des lampadaires au centre de la chaussée mais les voitures, vélos, ânes, piétons et scooters ne sont que très rarement allumés. Proche du palais présidentiel, quelques illuminations de Noël agrémentent la chaussée. 




Au menu ce soir : poisson grillé, atieke, allocco 

Une seule piqure de moustique…

No 2 - Premières observations urbaines


Ouagadougou, le 18 juillet 2010, 16h 

L’aéroport est en rénovation. Sur la route, on trouve peu de panneaux publicitaires et s’il y en a, ils sont principalement dédiés à des marques occidentales. L’habitat n’est pas dense sur cette partie de la ville : Ouaga 2000. Il ne me semble pas avoir distingué quelques panneaux d’indication routière. Sur la route, on circule aux côtés de voitures comme la notre, de scooters, vélos, ânes et piétons, le tout sans casques ni ceintures de sécurité. Je me suis fait disputée dès en arrivant « Ici, on ne se boucle pas ». Le long des routes, des rues, on trouve toute la panoplie du commerce informel (à ne pas confondre avec illégal). 

No 1 - La ville orange


Ouagadougou, le 18 juillet 2010, 15h40 

Après un vol très sympathique en compagnie de touti plein de gens armés de bonne volonté pour sauver le Burkina Faso du SIDA, de l’analphabétisme, etc., je suis arrivée à Ouagadougou, premiers pas sur le continent africain. 


Lorsque l’avion descendait, vers 15h40, j’ai été marquée par la couleur orange du pays et de la ville. Orange, c’est la couleur due à la précipitation du fer dans des terres ferromagnésiennes, une histoire de latérites… souvenirs vagues de L2. Mais je vous éclaircie tout ça prochainement puisqu’un des frères de mon parrain est géologue. Et puis c’est orange parce que peu de routes sont recouvertes d’asphalte et que les enduits des murs sont également dans ces tons là. 

Detroit - la leçon de géographie d’Eminem

     Au sein de la littérature urbaine, les études sur la ville globale sont nombreuses depuis les années 1990. Si en France cette thématique est traitée par les géographes, les études américaines sont portées par les sociologues. Ainsi, John Friedmann, Goetz Wolff et Saskia Sassen établissent des liens entre la position d’une ville sur le plan international et certaines fonctions : centres financiers, localisation des sièges des multinationales, services aux entreprises à haute valeur ajoutée (publicité, comptabilité, services juridiques, assurances, etc.). Durant la décennie 90, les chercheurs s’intéressent aux villes globales New-York, Londres et Tokyo ainsi qu’aux villes mondiales Paris, Frankfurt, Toronto…

     En parallèle, des maires, sensibles à cette littérature, instaurent des politiques afin de grappiller quelques places au classement. L’actuel maire de Berlin, Klaus Wowereit, s’inscrit dans cette tendance. Les villes de Shanghai et Toronto ont aussi profité de politiques urbaines comme le labelling, l’accueil d’événements internationaux (coupe du monde de football, jeux olympiques, exposition universelle, etc.), la promotion d’une politique culturelle importante, la construction de quartiers résidentiels de haut standing.

     Detroit, « capitale de l’automobile » était-elle une ville mondiale dans les années 1960 ? Cette ville du Michigan accueille l’industrie automobile états-unienne voire mondiale. Ici arrivent les matières premières et des produits semi-manufacturés. De là repartent les produits finis. Ford, GM et Chrysler s’implantent dans la région. Les pouvoirs locaux appuient cette économie en protégeant les travailleurs. Cette politique sociale est complétée par l’union des travailleurs, une des plus puissantes aux Etats-Unis.
     Mais dans les années 1970, une crise économique touche le secteur automobile : le marché américain est saturé, les prix de l’énergie augmentent. De plus, l’organisation du travail peut à présent bénéficier d’avantages comparatifs en délocalisant, sous-traitant certaines tâches géographiquement grâce à un coût de transport réduit. Détroit devient la ville américaine où « l’on ne veut pas aller » : c’est une ville industrielle, il fait froid, il est impossible de s’y déplacer sans voitures, c’est la capitale du meurtre, de grandes émeutes s’y produiront en 1967 et 1984.
     Aujourd'hui, Detroit représente une ville ouvrière où les habitants sont peu élégants mais efficaces (Beverly Hills Cop). Detroit symbolise aussi ces villes ignorées par les recherches urbaines concernant les villes globales. Pourtant celle-ci aurait à enseigner sur cette course à l’étiquette « ville mondiale ». Detroit résume les critiques portées à cette littérature des villes globales.

     Le clip du titre Beautiful d’Eminem rend hommage à cette ville chère au rappeur.


Bibliographie sélective :
FOREIGN POLICY, KEARNEY A. T., THE CHICAGO COUNCIL ON GLOBAL AFFAIRS, (2008), The 2008 global cities index, p 68-76, in Foreign Policy, November-December 2008
FRIEDMANN John, (1986), The World City Hypothesis, p 67-71, in The global cities reader, Routledge: London
FRIEDMANN John, WOLFF Goetz, (1982), World City Formation: An Agenda for Research and Action, p 57-66, in The global cities reader, Routledge: London
LES RENCONTRES INTERNATIONALES, (14 octobre 2009), Detroit au travers du cinema, ENS: Paris
SASSEN Saskia, (1996), Cities and Communities in the Global Economy, p 82-88, in The global cities reader, Routledge: London
SASSEN Saskia, (2002), Locating Cities on Global Circuits, p 89-95, in The global cities reader, Routledge: London

Urbanisation in Sweden

© Amarande Lingon
Le Chapman est une auberge de jeunesse située au cœur de Stockholm
Nowadays urbanisation concerns more than 84% of population in Sweden. But in the 19th century population was in majority rural. In 1930 Sweden counts 50% of rural inhabitants and 50% of urban people. Therefore urbanisation is recent and was a fast phenomenon in Sweden.

The three major urban area of Sweden are respectively Stockholm, Göteborg and Malmö. It is interesting to study their positions in urban hierarchy in a historical period. Öhman* takes lists of towns in Sweden in 1800 and 2005 classifying by population. He compares with expected position according to Christaller theory. It appears that during these 205 years hierarchy changes very much except for Stockholm and Göteborg. 17 towns improve their positions, 11 decrease in hierarchy and 20 disappear when 20 others arrive. Explanations are various: decline of industrialisation, new aspect of services, fast development…

The position of Stockholm in comparison to other gives us indications about the country. And it appears that primacy decrease with the fast development of Göteborg (49 times between the two dates). To sum up Sweden is closer to the Christaller theory in 2005 which says that population size is in relation with the place of town in the urban hierarchy.

Urbanisation phenomena could be regarded more specifically in the Stockholm region. During our field day we have observed a variety of projects corresponding to different ages, actors, goals…

Norra Ängby was the older project. Idea was to offer a good life to working class with a own-dwelling near to countryside. District looks egalitarian with similitude in buildings. We have also seen that district is now an expensive area of Stockholm more for little family (one child) and a new development of buildings in Södra Ängby for elderly.

Tensta and Vällingby illustrate the period of multi-family dwelling and the million home program. Idea was in ten years to build one million homes in Sweden to counteract the shortage of dwelling. Main idea is represented by Vällingby, a multi-dwelling district concentred around the subway station with the commercial and services for the everyday life. These different public projects were around 1950s (Vällingby) 1970s and we can see different problem and new issues: rehabilitation (new mall in Vällingby; rental flat to owned flat in Tensta) segregation…

Globen represents bigger visible project with private investors, buildings companies. Globen is composed by an arena, a mall, offices and residential function. Globen was put in link with urban transport and now is a famous place for big events, festivals in Sweden.

Nationalstadsparken shows a great image of Stockholm = the green town. It is also in link with a particularity of urban movements in Sweden: the environment. It represents the struggle of 1971 around some trees that municipality wanted to cut for infrastructure.

Bibliographie sélective :
ANDERSSON R., (2007), Ethnic Residential Segregation and Integration Processes in Sweden, p 61-90, dans Residential Segregation and the Integration of Immigrants: Britain, the Netherlands and Sweden
GULLBERG A., KAIJSER A., (2004), City-Building Regimes in Post-War Stockholm, p 13-39, dans Journal of Urban Technology, vol. 11 n° 2
HERMELIN Brita, (2008), The space economies of services, dans The Geography of Sweden
LUNDMARK Mats, (2008), Industrial development in Sweden 1750-2000, dans The Geography of Sweden
MALMBERG Bo, (2008), Population and development in Sweden 1750-2000, dans The Geography of Sweden
*ÖHMAN Jan, (2008), “The Swedish city system - spaces of competition 1800-2005”, dans The Geography of Sweden
STAHRE Ulf, (2004), City in Change: Globalisation, Local Politics and Urban Movements in Contemporary Stockholm, p 68-85, dans International Journal of Urban and Regional Research, vol. 28 n° 1

Hammarby Sjöstad

© Amarande Lingon
Hammarby Sjöstad is situated in south of Stockholm close to water in front of Södermalm. This district, perhaps its aspect is recent and not finished.

We are in an old shanty town and during a long time the city council did not what to do for it. Stockholm was candidate for Olympic Game of 2004 and for this occasion started to think changes for this district. Long time ago district was occupied by industries which did not take time and money to rehabilitee area. The project was to change image of the district by erection of an ecological district.

The idea is to have a neutral impact for environment. Buildings could be built if they have 4 hours of sunlight per day even in winter. Windows are very huge but with 4 layers to avoid loose of energy. Electricity used is produced by solar panels, wind and water. We find of course a great waste separation. Waste water is used for heating and cooling systems.

Final project will welcome 25,000 inhabitants and 35,000 working places. Another original idea is that one enterprise builds one complex with one architect and the next building constructed by another enterprise and drawn by another architect… But we find cohesion with buildings of 7 floors.

Access by public transport is not really easy. For the moment, no busses go here and no metro even if first stop are close to area. Promoters think about this issue and build a line of tramway. Unfortunately it is a private company like every public transport in Stockholm but not the same and you need different tickets to take this tramway! In my mind it is the most important inconvenient for an ecological district.
© Amarande Lingon

Vad sa hon? Elle dit qu’Hammarby Sjöstad est situé au sud de Stockholm faisant face à Södermalm sur l’autre rive.

Ce quartier a longtemps été un mauvais quartier. Pourtant au début du siècle, celui-ci servait de lieux de récréation aux classes ouvrières vivant à Södermalm. Puis des industries lourdes se sont implantées, ont abandonné les lieux pollués. Le quartier est devenu l’un des lieux clef de l’économie informelle à Stockholm. Le quartier subit une grave taudification. Bref une très mauvaise image que la ville ne réussissait pas à effacer.

Lors de la candidature de la ville de Stockholm pour les Jeux Olympiques de 2004, les projets fleurirent et cet espace redevint attractif.

Le quartier passe donc en très peu de temps d’un extrême à un autre puisqu’il devient un modèle planétaire de quartier écologique.

Pour répondre à ce défi, on fait appel à des entreprises spécialistes et architectes devant construire un bâtiment. Chaque bâtiment est le fruit d’une entreprise et d’un architecte donné. L’ensemble reste très cohérent. Les principaux moyens sont : l’utilisation du soleil, du vent et de l’eau pour produire de l’électricité, la réutilisation des eaux usées pour le chauffage et la climatisation. Le problème des fenêtres est intéressant. On a choisit de privilégier de très grandes baies vitrées avec un quadruple vitrage (triple vitrage dans la majorité de la Suède). Elles doivent recevoir au minimum quatre heures de lumière par jour, ce qui n’est pas toujours aisé en Suède ! Problème intéressant : les ombres portées ; elles sont démesurément grandes en Suède du fait d’un soleil très bas dans l’horizon en hiver. Le quartier est donc très aéré pour permettre à la lumière de parvenir dans tous les immeubles.

Le quartier est encore en construction. Il devrait se terminer aux alentours de 2017. Il accueille cependant des habitations et des commerces. Le projet prévoie encore de nombreux logements mais surtout des bureaux.
© Amarande Lingon
L’élément problématique reste sûrement le transport. Dans un quartier écologique, la voiture n’est pas vraiment aidée : absence de parking, uniques voies à sens uniques… le vélo et le piéton restent les favorisés. Quand aux transports urbains, ils sont présents grâce à une ligne de tramway toute nouvelle chargée de desservir le quartier tout en le chauffant (récupération d’énergie). Seulement celle-ci est détenue par une compagnie privée autre que SL. Vous devez donc combiner deux systèmes différents.

Nationalstadsparken

© Amarande Lingon
Sweden is often associated to a country in advance for environmental issues.

Stockholm is a green town. It is true and Nationalstadsparken is responsible to a great part by it size. Nationalstadsparken is composed by Ulriksdal, Haga, Brunnsviken, Frescati, Djugarden and is owned by the municipality of Stockholm or town from periphery like Solna.

Preservation of this area without buildings, roads had been possible by possession of Crown. In these many spaces you find castles Haga, Ulriksdal, temples, pavilions… With the implementation of democracy in the beginnings of 20th century, most of them have been confiscated by Stockholm municipality. They did not sail these area at private investors or used for construction. It was in the beginning of century preservation against expansion of urban area.

In December 1994, Parliament decided to group most of green spaces in Nationalstadsparken. It is a practical law to standardize different prohibitions, maintenance services.

Nationalstadsparken is a public space in the town. For the majority they are opened every time. Access to different parks is possible by busses, metro. Recreational function is the most important. Access to the green space is an important goal in cities of Sweden and a major subfield of geography.

Nationalstadsparken has got a cultural significance and to attempt by buildings, roads, and urban projects is really prohibited.
But it is also a rich place to find Swedish fauna and flora where searchers and students come. Skansen is a particular museum in this Nationalstadsparken. It shows a large example of fauna and flora of Nordic countries. It is associated with different use of this environment by people or by ages.

Vad sa hon? Elle dit que la Suède est souvent associée à un pays en avance sur les problématiques environmentales.

Parmi les images récurrentes circulant autour de la Suède, il y a celle d’une préservation ancienne de l’environnement. Stockholm est une ville verte, il est vrai. Et dans cette observation, le Nationalstadparken est primordial par sa taille. Le Nationalstadparken comprend Ulriksdal, Haga, Brunnsviken et Djugarden pour les principaux. Il est la propriété de la ville de Stockholm ou bien de communes périphériques comme Solna.

Comment a-t-on pu conserver autant d’espaces verts ? La royauté y est pour quelque chose. En effet, celle-ci, comme dans de nombreuses monarchies possédaient nombre de terres de chasse, de récréation, de second pavillons… Au moment de l’entrée de la démocratie en Suède au début du XXe siècle, le pouvoir est passé des mains du roi à celui du peuple, en revanche les terres sont restées à l’Etat et donc par conséquent sont publiques. La législation de ses nombreux lieux est compliquée. La dernière loi 1994, instaure un ensemble de règles communes pour les différents espaces précédemment cités et fonde alors le Nationalstadsparken.

Nous sommes dans un lieu public. L’accès aux espaces verts est une question majeure du gouvernement, de la municipalité mais aussi de la géographie suédoise. Pour tous ces lieux, vous trouverez un accès par bus assez important, un peu moins pour le métro.
Les lieux s’animent plutôt le soir (permis par un accès illimité) et en fin de semaine. La population est très variée, des sportifs aux personnes âgées, à la promenade du dimanche après-midi avec les enfants…

Le Nationalstadsparken est aussi un symbole culturel de la ville de Stockholm mais aussi de la Suède toute entière. En 1971, une nouvelle station de métro devait être construite sur ces lieux. Lorsque les forgerons arrivèrent, de nombreux habitants s’étaient enchaînés autour des arbres. Le projet qui était public fût alors abandonné.

Enfin le Nationalstadsparken est également une réserve biologique. La faune et la flore y sont observés par étudiants et chercheurs. Le Skansen joue aussi un rôle de promotion auprès du public et de présentation pour le reste du monde.

Kista

© Amarande Lingon
Kista is located in the North of Stockholm. Kista is called by Swedish people and others “The Silicon Valley of Sweden” but I am not sure that it is the better qualification of this district.

Kista is a district recently inaugurated. Information technology and communication (ITC) are concentred here. Just in the Kista Science Building we find 200,000 employees who work in this sector of activity. So offices composed this district. Multinational enterprises are preferred like Ericsson, Tele 2, SEB, Securitas…
© Amarande Lingon
For their implementation you need offices but also services, transport infrastructure, exposition and exhibition’s hall, conference’s room… Kista is a subway station. It is at 20 minutes from the centre of Stockholm and 20 minutes from Arlanda airport. Brommaplan, another airport is closer but only for trip in Sweden and not international. To access at airport, you find Flygbussarna shuttle. Commercial activities are grouped in a mall where employees can also easily take a lunch.

Kista is a residential area. Towers, little buildings and single-family houses are represented. It is important to notice because if you visit Kista during the week-end or in the evening, you find a live.

Kista Science Building is composed by 6 buildings. Four communicate together and two near. The tower was built in 2000 and first offices came in 2002. It is 160 metre and we find the most speed elevator of Sweden = 6 metres per second. There are 31 floors and the 32 at 130 metres is a terrace. If you are an enterprise you can rent offices from private company. If you want a floor (700 square metres), you will sign a contract for three years but if you need just some offices for ten employees, it is a contract of three months. There is a great flexibility. A bank, a training hall, two restaurants, reception, and a conference room for 2 000 persons are situated in the entrance floor. We find a cars’ park in basement.

Kista is an own-city in which dynamism is perceptible for instance by many cranes.
© Amarande Lingon
Vad sa hon? Elle dit que Kista est localisée dans le nord de Stockholm. Ce quartier est souvent présenté comme la Silicon Valley de la Suède.

Kista est le lieu de concentration des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Vous trouverez ici les plus grandes entreprises suédoises dans le domaine. Ce qui représente rien que dans la tour principale nommé Kista Science Building 200 000 employés.

Le lieu doit être fonctionnel. Kista est une station de métro. De nombreux bus vous permettent de rejoindre des lieux importants de la ville dans des délais raisonnables. L’aéroport de Brommaplan est tout proche mais ne concerne uniquement les vols intérieurs. Arlanda est à environ 20 minutes et vous pouvez prendre la navette pour vous y rendre.
© Amarande Lingon
Cette grande zone de bureau est associée à un centre commercial au dessus de la station de métro. Vous trouverez évidemment nos magasins les plus connus mais aussi une importante offre de restaurants, cafés pour la pause déjeuner. Il reste très impressionnant d’observer la descente des bureaux à 12h !

Mais Kista reste originale par la présence de la fonction résidentielle. On trouve tous les types de logement tours, maisons individuelles, immeubles haut standing. Les logements ne sont pas réellement en lien avec la population qui travaille à Kista. Vous trouverez une importante part d’immigration (la moitié de la population), des familles… Kista n’est donc pas une forêt de tours de bureaux et l’endroit reste très dynamique et vivants les week-ends ou en soirée.

Kista est une ville à elle toute seule. Vous trouverez tout sur place excepté le Ikéa ! En vous baladant dans ces lieux vous ressentirez ce dynamisme, cette mise en mouvement partout. Le paysage des grues, des nouveaux bâtiments qui fleurissent n’y est sans doute pas étranger. Il est également intéressant d’observer le rythme de vie, les horaires de montée et descente dans la tour, la population (25-35 ans) avec un certain style vestimentaire…

Vällingby

© Amarande Lingon
Vällingby is located in western part of Stockholm few subway’s stations after our latest excursion in the same line. The project was started in 1951.

This is entirely a new town and for this reason was admired by French geographers as you can see in different Géographie Universelle. Famous architects participated at this planning project. Vällingby follows the ABC-city model which mains Arbete (work) Böstäder (dwelling) and Centrum (commercial function). Political parties but also private investors took part of this project. It was the first and most complete for Stockholm but also a model for many suburbs in the world.

Vällingby is a part of Hässelby-Vällingby district which counts 61,900 inhabitants. The centre of Vällingby is its subway station. Many services for a great part commercial are localised around. Financial operations and trade and communication are the most employed sector. Vällingby is differentiated from other suburbs studied above by a cultural life organised around one place = Trappan. Culture is a very high specificity of this suburb by cinema, library, and sport events. We find high towers, smaller buildings of 4 floors and single-family houses.

The circle is present every where. It is the main decoration of streets, restaurants, café, buildings, jardinière… It represents the mix of population, equality between inhabitants. Foreign background population is more important than in Stockholm Inner City but majority come from other Nordic countries and 15% from Asia.

An important function of Vällingby is the transport. Vällingby is like a little hub. From here you can easily go to centre of Stockholm, take 8 different lines of bus but it is also a place to park your car with parking garages add recently. 

This suburb becomes old (by the buildings and population 21.7% of population are 65). It was necessary for local actors to take care for a new dynamism. A mall was built in for which they use services of international architects. They continue to make of Vällingby a ultra-modern place.
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Vad sa hon? Elle dit que Väallingby se situe dans la partie ouest de Stockholm à quelques stations de métro de notre précédent arrêt.

Vällingby est sûrement le projet urbain le mieux connu des géographes français. C’est en tout cas le plus cité notamment dans les différents ouvrages de Géographie Universelle. C’est une ville nouvelle qui fit aussi référence pour la construction de nos villes nouvelles françaises.

Vällingby suit le concept de ABC-city pour travail, résidence, commerce. Le quartier est autocentré autour de la station de métro. Dans un premier temps, on trouve les services. Les plus visuels sont les nombreuses boutiques mais la santé, le social sont également très présents. Vällingby se différencie surtout par la grande importance accordée aux éléments culturels. Le lieu principal de rencontre reste le Trappan qui sert à la fois de maison d’associations, de théâtre, de lieux de rencontre. Il est bien rare de sortir du métro sans apercevoir une manifestation. En ce moment, les habitants peuvent patiner tout en écoutant les chants de la Sainte Lucie.
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Trappan
La fonction résidentielle se compose de grandes tours, d’immeubles de taille plus réduites puis à la périphérie de quelques maisons individuelles.

Autre fonction le transport, ici, vous trouverez une ligne de métro ainsi que 8 lignes de bus. Faisant face à l’augmentation du nombre de voitures, on a construit des parkings avec les deux premières heures gratuites. C’est un peu Recteur Schmidt mais en beaucoup plus énorme !
Le projet Vällingby fut lancé en 1951. C’est donc un projet qui vieillit. Les autorités locales prennent soin de lui insuffler une nouvelle vie grâce à un nouveau bâtiment très moderne. Il s’agit aussi d’intégrer les choses entre elles et de ne pas ajouter un élément sans planification à long terme. La figure du cercle contribue fortement à la cohésion de l’ensemble.

Norra Ängby

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Welcome in the most expensive suburb of Stockholm! You have got the main idea!

We are in the west of Stockholm. New age? Yes, the suburb was built in the 1930s – 1940s during a program called “own-house-movement”. It was a movement of working class people to access at an own house.
Streets follow a draughtboard’s plan. The city was encircled by a green space and also a lake. This countryside has been preserved by the years. Houses have uniform appearances in link with the feeling of equality. This suburb was at equal distance of Stockholm Inner city and places of industrial work.

Nowadays everything changes. As I say to introduce, we are in the most expensive area of Stockholm so not really for working class people. This suburb is inhabited by small young families with one or two children. They do not work in industrial area in peripheries of Stockholm but more in Stockholm or Kista. The community’s life is really regulated and you cannot add a slide for your children without an authorisation. The community’s life is represented by meetings, club and also an Internet platform. We find schools for children and system of kindergartens. Commercial services and more generally services are limited. A subway station is close to the main road. Cars are preferred by inhabitants. We are in a peaceful atmosphere with a great cohesion of the community. But we can also write about problems of criminality in the area.
Inhabitants age; children quit the house; garden becomes difficult to maintain… In Södra Ängby are located new buildings. Close to Norra Ängby old people rent or buy accommodations in these modern places where you must be 65 years old to live here. This new phenomenon translates a great cohesion of community.
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Södra Ängby
Vad sa hon? Elle dit que bienvenue dans la banlieue la plus cher de Stockholm !

Norra ängby est située à l’ouest de Stockholm. On y accède par le métro mais plus sûrement pour la majorité de ces habitants par une route assez importante.

L’idée de départ de ce projet urbain, en 1930, était l’accès à la propriété des ouvriers. La banlieue était composée de maisons toutes similaires, un plan en damier, le tout entouré d’un cercle d’espace vert à la manière des City-garden. Cependant dès le départ, l’emploi ne s’y trouvait pas. La banlieue a été placée à mi-chemin entre le centre de Stockholm et les zones industrielles de l’époque.
Rien à voir avec l’occupation actuelle. Nous sommes dans un quartier quelque peu rattrapé par l’extension de Stockholm. Du fait de la présence d’un lac, d’un château et de ses terres, l’anneau vert a pu être préservé par endroit. Surtout la population est différente. Ici s’implantent des jeunes familles quittant le centre de Stockholm à l’occasion de la première naissance. Elles peuvent bénéficier d’un jardin ce qui est plutôt rare à Stockholm. Pour leurs enfants, elles trouveront à leur disposition des accueils puis des écoles. Les rues sont calmes et les enfants peuvent s’amuser librement à travers celles-ci.
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Ici, vous trouverez une très forte cohésion entre les habitants. Il apparaît difficile de vivre dans l’anonymat. La vie communautaire est assurée par des réunions, des clubs mais aussi des outils modernes comme Internet. Pourtant derrière cette atmosphère très paisible se cache des problèmes de criminalité importants.

Phénomène nouveau, les personnes âgées pour lesquelles les enfants ont quitté le domicile, le jardin devient plus difficile d’entretien comme la maison, désirent rester aux alentours afin de conserver ces liens privilégiés. On voit alors se développer depuis quelques années de nouveaux immeubles d’un étage dans un quartier nommé Södra Ängby séparé du précédent par la route principale et la station de métro. Afin d’occuper un logement, vous devez avoir 65 ans.