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No 109 - La pomme cannelle


Ouagadougou, le 9 septembre 2010, 17h

Dimanche est arrivé un sachet d’artichauts dans la cuisine de Tampouy. D’accord, j’ai fait quelques efforts quand à l’avocat qui est rudement bon, ici, au Burkina Faso. Mais l’artichaut n’est pas envisageable. 



Sauf que l’artichaut pousse dans des arbres comme dans celui-ci à Banfora. Et la curiosité a bien fini par l’emporter en ce jour. Bien qu’évitant d’approcher ce sachet, les artichauts m’ont été proposés au goûter. Au goûter ? J’ai joué la touriste niaise, très joli rôle mais bien pratique en situation critique. Cette chose, semblable à un artichaut est une pomme cannelle et c’est tellement bon… No comment, huitième semaine d’un voyage au rythme quelque peu différent de mon quotidien de géographe de cabinet ? non, c’est une insulte tout de même ! Mais légèrement épuisant ?

No 106 - Master Chef


Ouagadougou, le 2 septembre 2010, 23h 

Si, si 

Les émissions médiocres font parties intégrantes de mon voyage en immersion. D’abord TF1 appartient au profil médiatique de nos amis les riches. Je m’explique : parmi un panel très diversifié de médias, chacun concocte son cocktail (une émission de radio fétiche dans la voiture, un journal télévisé à table, un site d’information au bureau, etc.). C’est pour tout le monde pareil : riches comme pauvres, Africains comme Occidentaux… sauf que les riches ont souvent un plus large choix. Et chez de nombreux riches burkinabé, TF1 est dans ce cocktail. 

Et ensuite, j’adore la cuisine et je n’ai pas touché une casserole depuis le 17 juillet et que ce sont là les limites de l’immersion. On se met en quatre pour me servir, ils sont loin d’imaginer que j’aimerais apprendre à préparer la sauce arachide. Et je fatigue un peu à force de vexer les gens. 

Donc Master Chef, je n’ai pas aimé. Je vous épargne une critique gnan-gnan ; d’autres le font pour moi. Il m’a quand même semblé discerner une contradiction dès le concept : cuisiner et changer de vie, comme une impression de 18 000 désespérés de la vie. Et puis tant qu’à aimer les réflexions bien acides, autant profiter d’un vrai personnage (donc fiction) de Gordon Ramsay. En plus on apprend l’anglais. 
Pour la petite histoire, e-foule, je dis souvent à mes proches : « Tu sais, un jour, je plaquerais tout, j’ouvrirais mon restaurant et j’y afficherais mes beaux diplômes au mur ». Pour que papa saute au plafond ou pour mettre les deux pieds dans la réalité, c’est un petit effet que j’aime bien. Parce que soyons réalistes, les beaux diplômes ne font pas toujours vivre et surtout ne rendent pas nécessairement heureu/se(x). 

Mais soyons réalistes toujours : 18 000 personnes qui souhaitent ouvrir leur restaurant… Et puis, j’ai été sensible à la question fondamentale « est-ce-que tu penses sincèrement pouvoir ouvrir un restaurant avec la cuisine que tu fais ? ». Alors, entre nous, on va dire que je vais m’écraser, la cuisine restera un passe temps pour le bonheur (ou pas) des amis, de la famille et des goûters géographiques. Ah oui, un jour il faut que je vous parle des goûters entre géographes.

No 104 - Premiers essais studio


Ouagadougou, le 2 septembre 2010, 11h 

C’est non sans fierté que le petit être fragile a aujourd'hui poussé les portes du studio d’enregistrement. Bon d’accord, je les avais enfoncé plusieurs fois, oui comme Kool Shen et Joey Starr, pour amener une annonce d’un reportage ou une dépêche hyper méga essentielle dans une page internationale. 


Mais cette fois-ci, je les ai poussées tout gentiment et j’ai pu m’installer, casque sur les oreilles, pour enregistrer mes dossiers, mes dépêches. Je quitte mon stage demain ? Ah oui, c’est vrai mais mieux vaut tard que jamais. 


Alors un peu impressionnée, j’ai commencé la lecture de mes petits papiers sauf que voilà, à la radio, seule ta voix fait la gueule, la joie, la surprise, le mépris, la déception, l’incroyable. Quelques notions techniques me manquent. Par exemple, en mode lecture normale d’un texte, il est quasi impossible d’entendre la fin de mes phrases, quelque peu embêtant. Nouvel essai, en mode théâtral et impossible de me suivre pour mes auditeurs (la rédaction, j’entends) parce que je parle trop vite. 


Nouveau stage nécessaire… ou je pourrais tenter le podcast sur mon blog !

No 103 - Flatteries


Ouagadougou, le 1er septembre 2010, 17h 

Depuis lundi, les choses sont claires : je clos mon stage vendredi. Chacun prétend m’avoir apporté le bonheur, la joie et l’allégresse. Mission accomplie ! J’aimerais pourtant leur préciser deux, trois choses mais l’affaire a tourné au désastre ce matin : 12 contre le petit être fragile, c’était pas trop du juste… 

La date fatidique approchant, les flatteries en tout genre se font plus denses. Aujourd'hui, c’était une statuette représentant un caïman et son petit ; une oreille attentive à mes épanchements type psychologie de comptoir ; un éloge à mon nom… Pour obtenir ? une adresse, un mail, un correspondant, un projet, un contact, de l’argent… mais pas de sourires. 

Et j’aurais souhaité que les gens cessent leur fantasme et qu’ils envisagent la Blanche dans la vraie vie, avec des réalités différentes, certes, mais qui comporte aussi ses enjeux. Oui, je conseille la quête de signatures sur une convention de stage à l’étranger (ni en ambassade de France, ni dans une multinationale française) avec 56 heures de travail hebdomadaire. Ou encore la recherche de 1 200 €, non, l’argent ne tombe pas dans les mains des Blancs. 


Je ne me fais pas d’illusions. Après Mélanie, la rédaction aura Amarande. Mais je ne suis pas venue défendre l’image de la France. Je suis venue apprendre et ils ont refusé de m’enseigner leur savoir-faire.

No 99 - Le monde à l'envers


Ouagadougou, le 30 août 2010, 11h 
Dans l’euphorie du jour, caractérisé par la venue de M Baba Hama, le nouveau stagiaire (un Gabonais qui étudie à Lomé) m’a demandé de lui expliquer le bâtonnage. 

Sous les yeux d’Harouna Sana, je me suis donc exécutée. La stagiaire explique au stagiaire.

No 94 - Point presse à la mode burkinabé


Ouagadougou, le 26 août 2010, 12h 

Ils auraient dû choisir une salle encore plus petite. La table carrée est immense, les rangs de journalistes touchent les fauteuils des maîtres. 


Léonce Koné, oui un cousin, préside le point presse qui tente de répondre aux inquiétudes de la population sur la disponibilité et le prix des produits domestiques en période de ramadan. Il est accompagné des DG de Diament Ciment (monopole sur le ciment), Sodisucre (monopole sur le sucre), SONABHY (monopole sur les hydrocarbures) et de deux labels de grande distribution. La direction générale des impôts assistait également aux festivités. Et la ligue des consommateurs était représentée par son président. 

Le ministre du commerce, probablement dérangé durant son congé, lisait son papier sans toutefois bien comprendre les tenants et les aboutissants de ces augmentations. 

Plusieurs problèmes bien distincts se posent simultanément. 

Pour le sucre, l’affaire est simple. La production est suffisante ; la Sodisucre n’a pas modifié ses prix. Le boutiquier profite simplement de cette période de jeûne pour augmenter ses prix. 

Pour le ciment, la production n’est pas suffisante en raison des constructions du Cinquantenaire à Bobo-Dioulasso. Diament Ciment se propose d’importer auprès de la filière nationale ghanéenne du même groupe les 30 000 tonnes de ciment manquantes. 

Du côté de l’essence, le consommateur subit une augmentation de 6% depuis le 11 août dernier. En théorie, l’Etat burkinabé tente de réduire les effets indésirables de la libéralisation des marchés internationaux de matières premières. Pour éviter les fluctuations quotidiennes, le gouvernement a encaissé la hausse du prix du baril dans l’espoir que le prix baisse. Mais il n’en est rien et l’Etat, en juillet 2010, ne peut plus assurer les dépenses engagées depuis le mois de janvier. 

Quand au gaz, le ministre a noyé le poisson en blablatant sur le marché anarchique des bouteilles de gaz. Sauf que c’est le sujet qui inquiète le plus l’auditeur. En effet, le Burkina Faso rencontre un problème dans l’approvisionnement de son marché en gaz domestique.


NB du 7 septembre : Les premières bouteilles de gaz sont venues le 7 septembre. Leur distribution a entraîné quelques mouvements de foule... Les premiers signes d'une diminution trop brutale des stocks de charbon étaient visibles.


No 93 - 267 jours de captivité


Ouagadougou, le 23 août 2010, 19h 
267 jours de détention dans les pattes. Le gouvernement espagnol remercie en premier lieu le Maroc avec un communiqué du ministre de l’Intérieur en visite officielle et les gouvernements africains de la zone, formule vague du Premier Ministre Zapatero. Mais l’euphorie de la RTB ? 

267 jours de détention et une promesse de retrouver leurs proches ce soir. C’était sans compter sur la détermination de Blaise Compaoré en campagne électorale. L’hélicoptère burkinabé a donc effectué un détour par la présidence du Faso. Les deux hommes ont dû empoigner les mains de ce chef d’Etat africain, depuis 23 ans. 

Qui est Mustapha Chafi ? Quel est son lien avec le président du Faso ? Quel est le rôle respectif du Mali, du Maroc ou de la Mauritanie dans cette affaire ? On en sait peu sur ces négociations mais une chose est sûre et les Burkinabè ne sont pas dupes : ils sont nombreux les intermédiaires à être arrosés. 

Depuis les années 2000, Blaise Compaoré souhaite devenir l’homme de toutes les négociations : crise ivoirienne, transition démocratique en Guinée Conakry, AQMI. Blaise Compaoré rêve d’être le chef d’Etat africain incontournable, soutenu par les Occidentaux, dans la stabilisation de l’ancienne Afrique occidentale française. C’est une question d’image et de financement

Car, oui, chaque intervention se monnaye. Souvent plus sensibles à la vie politique et parfois inquiets pour leurs petites économies, nos amis les riches s’inquiètent des répercussions de ces prises de position. Mustapha Chafi n’est pas le bienvenu dans son pays, la Mauritanie, quelle est la nature de ses relations avec le président du Faso ? Aucun doute néanmoins que ce Monsieur ait récupéré un ou deux million(s) d’euros espagnols. 


Mais la population, dans sa grande majorité, s’inquiète. Il ne faut pas plaisanter avec Al Qaïda au Maghreb islamique. Pourquoi diable le Burkina Faso se mêle de ces histoires ? Est-ce qu’AQMI s’implante avec succès dans le Nord et l’Est du pays ? Que font les autorités burkinabé : arrestation avec sortie par la porte de derrière ? Quel est le marché réel que cachent ces agissements ? En effet, AQMI qui se balade à la frontière Nord-Est est un groupe terroriste opportuniste et le réseau d’intermédiaires qui gravite autour de quelques fanatiques est dense, les retombées non négligeables. L’individu lambda s’inquiète des mises en garde françaises, Etats-uniennes et canadiennes à leurs ressortissants parce que l’individu lambda pense profiter plus facilement de retombées économiques liées au tourisme plutôt qu’au terrorisme. Parce que l’individu lambda, malgré une culture si différente de la mienne, n’apprécie pas spécialement les voyous, il ne faut pas croire !

No 92 - Un journalisme, des journalismes


Ouagadougou, le 23 août 2010, 15h30 

Rama a un répétiteur en mathématiques. Je dis toujours un précepteur. Oui, je suis en mode société patricienne. Parce que chez nos amis les riches, le personnel domestique est très nombreux : le gardien, la domestique, la gouvernante, le(s) précepteur(s), la dame lessive, le monsieur repassage, la dame couture et le jardinier. Et d’ailleurs ça a mal fini, chez les patriciens. 

Le répétiteur ? Le répétiteur était très étonné qu’une Française vienne apprendre le journalisme au Burkina Faso. Pour lui, le journalisme a été apporté ici par les Français : le monde à l’envers en quelque sorte. 

J’avoue ne pas avoir réfléchi à la question : qui a appris le métier de journaliste à qui ? Mais j’avais cette volonté d’apprendre le journalisme africain. J’ai même eu un projet, à la rentrée 2008, de réaliser mes études de journalisme sur le continent, dans une université anglaise. 

Je crois que c’est l’effet discours de Dakar. Suite au discours de Dakar, la presse africaine produisait des analyses intéressantes au ton impertinent. Mais il est vrai qu’il s’agissait là de morceaux choisis au soin du Courrier International

La presse française et occidentale, je pense, rencontre des difficultés. « Un journaliste est quelqu’un qui lit le journal. » c’est ce que m’a dit un ami il y a peu de temps. Remarque pertinente. 

Je pensais venir au Burkina Faso et apprendre un métier de terrain. Je pensais que le journaliste burkinabé était sur le terrain, allait à la rencontre des populations, réalisait des enquêtes et des échanges moins sophistiquées, plus humaines. Et j’aurais aimé rencontrer cette liberté de ton que j’avais aperçu lors du discours de Dakar. Point de tout ça auprès des journalistes de la RTB qui répondent à une invitation, digèrent le compte-rendu de la cérémonie que l’organisateur leur a remis et qui reçoivent bien souvent un bon d'essence. 

C’est aussi une réalité du métier de journaliste au Burkina Faso. Malheureusement pour moi, je ne suis pas satisfaite dans mon apprentissage du métier.

No 91 - Vas-y, embête la Blanche


Ouagadougou, le 23 août 2010, 9h 

Ce matin, les soldats, au poste de garde, avaient décidé qu’ils ne me connaissaient pas. 

« Mais vous allez où comme ça ? Vous n’avez pas vu qu’il y a un poste de garde. » 

Non, je suis juste stagiaire depuis 4 semaines à la radio nationale. Vous avez été prévenu le 26 juillet au soir. Et je vous salue matin et soir. 

Typiquement le genre de situation que l’on rencontre quotidiennement et qui sert à se faire remarquer, à agacer les gens. Et le genre de situation qu’il devient difficile de tolérer à la sixième semaine d’un voyage en immersion.

No 90 - Cinéma ouagalais


Ouagadougou, le 22 août 2010, 18h30 

Avec Rama, nous sommes allés au cinéma, voir le film « Le code de la femme » avec les Bobostars. Autant les Suédois dans le noir sont des enfants terribles, les Burkinabè sont indomptables ! Tous comme les Suédois, ils rient, pleurent, crient, commentent mais de rang en rang. Oui, la nuance a son importance. Il est un peu surprenant d’être pris à parti au milieu du film. 

Quand au film, les différences culturelles l’ont emporté et celui-ci ne m’a guère passionné. Comme pour les séries burkinabé, le scénario fait dans la caricature et se moque allègrement des femmes et de leur volonté d’« émancipation ».

No 89 - L'offrande de sucre


Ouagadougou, le 19 août 2010, 21h 

Durant le ramadan, ou quelques temps auparavant, il est de tradition d’offrir du sucre à ses amis musulmans.

No 88 - Le militaire du coin


Ouagadougou, le 19 août 2010, 13h30 
Sophie-rata

Il est seul, il se poste sur le bas côté de la route et il arrête voitures et motobylettes. C’est un racketteur. Si vous ne possédez pas l’ensemble des papiers ou si votre véhicule présente quelque défaut, il vous laissera passer en échange d’une somme d’argent (à la tête du véhicule, comme il se doit ici). Mais il vous laissera passer.

No 87 - Apprends à la sortie de l'école


Ouagadougou, le 18 août 2010, 19h30 

Harouna Sana est au commande, j’attends patiemment le retour de Prosper. Et j’ai remarqué qu’en quittant le travail à 19h, en lieu et place de 19h30, je peux rattraper mon ennui en discutant avec les personnes présentes à la sortie. 

Oui, l’échange avec les techniciens, le gardien du parking, d’autres journalistes, voir les militaires, permet d’en apprendre bien plus en 5 minutes que lors de mes 9 heures assises dans la salle de rédaction. 

Aujourd'hui, j’ai pu comprendre la formation des journalistes au Burkina Faso. Deux voies existent : l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication et un diplôme de l’UFR de communication à Ouagadougou. Leur formation comprend des cours d’investigation tout comme les formations européennes. Malheureusement ces enseignements n’ont que peu d’utilités. Les initiatives personnelles sont fortement réprimandées. A court terme, le journaliste apprend à attendre d’être invité à une manifestation, à digérer le compte-rendu que l’organisateur lui propose.

No 86 - J'ai froid !


Ouagadougou, le 18 août 2010, 00h 

Après le report, à trois reprises, de son départ pour la France, mon parrain quitte le pays ce soir. Nous sommes quelques membres de la grande famille assis autour d’un thé sur le parking de l’aéroport. Et j’ai froid. J’ai froid, il fait 24°C. 

J’ai changé de famille aujourd'hui et de quartier aussi. Je me trouve à Tampouy dans une maison à l’architecture différente puisqu’elle possède trois niveaux. Les maisons dans lesquelles j’ai précédemment séjourné avaient un seul niveau.

No 85 - Des ignames


Ouagadougou, le 17 août 2010, 21h 

Parlons gastronomie. 

Yum Yam by ~WingLeChin 
Lors du dîner, j’ai découvert les ignames. 

Les Burkinabè mangent donc de la viande mais aussi des chenilles. Lorsque que la saison des chenilles arrive dans le Sud-Ouest du pays, les habitants ne consomment plus de viande. 

Le plat préféré au pays est le , accompagné d’une sauce. La sauce gombo effraie un peu le touriste par son aspect vert gluant mais le peut être consommé avec une sauce oseille ou des épinards. Dans le rayon des céréales, on retrouve l’atieke, le founiou. Néanmoins, le riz demeure la céréale la plus consommée. Toutes les céréales sont accompagnées d’une sauce, la sauce arachide est ma préférée. En encas, les gens grignotent des arachides ou du maïs grillé (c’est la saison). 

Parmi les légumes et légumineuses, on mange des pommes de terres, des ignames, quelques haricots verts, des courgettes, des patates douces et des allocos. Chez nos amis les riches, on retrouve parfois une entrée, à la mode occidentale, composée de salade, maïs, tomates, concombre, oignons et avocat

Le 18 juillet, je n’aimais pas l’avocat. Aujourd'hui, j’en mange tout plein. L’avocat est un gros fruit rond à la peau lisse. Sur les étales, je ne le repère jamais. 

Du côté des fruits, on mange de la pastèque, des oranges, des tangelos, des papayes, des mangues, des bananes. Néanmoins les fruits sont rares malgré la saison de l’hivernage. Alors en dessert, on mange également la dégué.